|
CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
![]() |
||||||||||||||
|
|
Vous aussi envoyez nous vos recettes, conseils beauté et autres articles .![]() La lessive le Chabbat Question : Est-il permis de mette en marche la machine à laver juste avant l’entrée du Chabbat, sachant que le linge sera lavé pendant Chabbat ? Réponse : Laver manuellement le linge fait partie des trente-neuf travaux interdits pendant Chabbat. Il s’agit de la melakha (travail) de Melaben, blanchir qui fut accomplie lors de la construction du Michkan dans le désert pour laver la laine et le lin en vue de les utiliser dans la confection des rideaux du Michkan et des habits du Cohen Gadol (Grand Prêtre). Dans la question posée, le linge va être lavé pendant Chabbat, mais pas manuellement, c’est la machine qui s’en occupe et celle-ci a été mise en marche avant Chabbat. (Appuyer sur le bouton de marche de la machine ou sur un interrupteur relève quant à lui d’un autre travail interdit pendant Chabbat.) Pour y répondre, nous allons citer quelques lignes du Talmud (traité Chabbat - 17b, 18a) : « Beth Chamaï (l’école de Chamaï) disent : on ne met les tiges de lin dans le four avant Chabbat, uniquement si le temps est suffisant pour que leur humidité s’évapore avant l’entrée du Chabbat, et on ne mettra la laine dans une marmite de teinture uniquement si le temps est suffisant pour que la couleur imprègne la laine avant Chabbat, mais Beth Hillel permettent de les mettre juste avant Chabbat même si le travail va être réalisé pendant Chabbat. » Puis la Guemara rapporte : « Ainsi ont enseigné nos Sages : on ouvre un canal d’irrigation et on laisse l’arrosage se faire de lui même pendant Chabbat…, mais il est interdit de mettre du blé dans le moulin à eau. Rabba explique la raison de cet interdit particulier au moulin : c’est si le temps est insuffisant pour qu’il soit moulu avant Chabbat. Rabbi Yoseph n’est pas d’accord avec cette interprétation : le bruit ne constitue pas une raison suffisante pour interdire ce qui est permis. Pour Rav Yoseph, de tous les avis, Beth Hillel comme Beth Chamaï, il est interdit de faire travailler ces objets pendant Chabbat, à l’exception, d’après Beth Hillel, lorsque le travail se fait de lui-même et que la participation de l’ustensile est passive. Dans le cas du moulin, l’objet est actif dans l’accomplissement du travail. Suite à cela, la Guemara rapporte un enseignement concluant de Rav Hochaaya au nom de Rav Assi, selon lequel, seul d’après Beth Chamaï il est interdit de faire travailler ses objets pendant Chabbat, mais pas d’après Beth Hillel, quand bien même l’objet participerait activement au travail. La Halakha étant tranchée comme Hillel, on reste avec une question en suspens puisque d’après Rav Yoseph, on ne tient pas compte du bruit pour interdire ce qui devrait être permis, alors que d’après Rabbah, c’est un paramètre dont il faut tenir compte. Cette discussion des Amoraïm (Sages de la Guemara) s’est répercutée à l’époque des Richonim (nos maîtres et décisionnaires jusqu’au XIVème siècle) puis on la retrouve dans le Choul’han Aroukh (Maran Beth Yosseph – Rav Yosseph Karo) permet de mettre du blé dans le moulin à eau (ou à vent) juste avant Chabbat, même si pendant Chabbat sa mouture sera accompagné d’un bruit caractéristique. Le Rama (Rabbi Moché Isserlis) interdit d’entamer tout travail qui se poursuivra pendant Chabbat s’il y a du bruit. Aussi bien d’après Maran que d’après le Rama, on est tenu de respecter la coutume qui est en cours dans l’endroit où on se trouve. Pour ce qui est de l’utilisation de la machine à laver le linge juste avant l’entrée du Chabbat, celle-ci, faisant du bruit, (en particulier au moment de l’essorage !), lorsqu’elle marche, on en revient à la discussion précédente. Dans un endroit où il n’y a pas de coutumes établies, pour les Séfaradim qui suivent l’opinion de Maran, ce sera permis, pour les Achkenazim qui suivent l’opinion du Rama, ce sera interdit. Evidemment, s’il est possible d’éviter cela, mieux vaut s’abstenir et préserver la sérénité du Chabbat. Notons que Ezra Hacohen (qui accompagna le retour des exilés de Babel et s’acharna à la construction du Second Temple), institua que les vêtements de Chabbat doivent être lavés et préparés dès le jeudi pour le Chabbat et non le vendredi qui doit être consacré aux préparatifs culinaires du Chabbat et au nettoyage de la maison. En cas d’empêchement le jeudi, on peut les laver le vendredi. Si on dispose d’une machine à laver et d’une machine à sécher, on peut repousser la lessive du jeudi au vendredi. Si les habits étaient bien humides à l’entrée de Chabbat, d’après certains décisionnaires (Michna Broura chap. 308 par.63), ils resteront Mouqtsé (interdit de les déplacer) pendant tout Chabbat. ![]() Cachérisation d'un lave vaisselle 1) peut-on laver dans un lave-vaisselle, ayant servi pour du non cacher, une vaisselle cacher ? 2 ) si on a mis dans le lave vaisselle du 'halavi et du bassari en meme temps, cela rend-il passoul la vaisselle ? Rav Meir Cahn Posté le 31/01/2006 à 13:11:04 Un lave-vaisselle qui a servi à laver du non kacher, doit être kachérisé. S’il a servi à laver du ‘halavi et du bessari en même temps, il y a lieu de faire la distinction entre deux situations : Si les deux catégories d’ustensiles étaient «béné-yomane », c.a.d. qu’ils ont été utilisés dans les dernières 24 h. et à chaud, dans leurs catégories respectives, et qu’ensuite ils ont été lavés ensemble dans le lave-vaisselle, ils sont devenus « tarèf », ainsi que le lave-vaisselle. Si toutefois l’eau du lavage avait un volume 60 fois supérieur à celui des ustensiles ‘halavi, ou bessari, ils ne seront pas « tarèf ». De même, si les ustensiles n’étaient pas « béné-yomane», ils ne seront pas « tarèf », ni le lave-vaisselle. Pour cachériser un lave-vaisselle, il faut tout d’abord le nettoyer à fond, ne pas l’utiliser durant les 24 h. suivantes, et ensuite le remplir d’eau, et la faire chauffer à sa température maximum (qui devra dépasser les 100 degrés). Apres avoir vidé l’eau, le lave-vaisselle aura retrouvé son état « cachèr ». Un lave-vaisselle qui a des éléments en porcelaine, ne pourra pas être cachérisé. Les systèmes de lavage peuvent varier selon les modèles d’appareils, il vous serait conseillé de consulter votre Rav. Voir Igrot Moché Ora’h ‘hayim tome 3, 58, ainsi que Yoré Dé’ah tome 3, 29. ![]() Hafrachat Hala Question : Pourquoi, lorsqu’on pétrit la pâte des ‘halot le vendredi, faut-il en prélever un morceau et le brûler ? Réponse : En fait, il ne s’agit pas d’une simple coutume, mais d’une loi, une mitsva parmi les 613 mitsvot de la Torah dont D. nous a gratifiés. (en dehors d’Israël,cette mitsva est d’ordre rabbinique). La Torah nous enjoint de partager nos gains avec les plus démunis. Les pauvres, mais aussi les Cohanims (prêtres) et Levyim qui n’obtinrent pas de part en Eretz Israël, ne doivent pas être oubliés et abandonnés. Nous devons partager avec eux le fruit des récoltes. Ainsi, toute production agricole en Israël est formellement interdite à la consommation tant qu’on n’a pas procédé aux prélèvements qui leur sont destinés. La Torah a attribué aux Cohanim vingt quatre « cadeaux » dont certains sont empreints de sainteté et ne peuvent être consommés que par les Cohanim et uniquement en état de pureté. C’est justement le cas pour ce morceau de pâte que nous prélevons pour le leur donner et à propos duquel il est écrit (Nombre, 15-19 à 22) : « Ce sera, quand vous mangerez du pain du pays, vous prélèverez une partie pour l’Eternel. Le commencement de votre pâte, vous prélèverez une miche (‘hala)en prélèvement ; comme le prélèvement de la grange ainsi vous le prélèverez. Du commencement de votre pâte, vous donnerez pour l’Eternel un prélèvement…. » De ces versets, nos Sages ont appris de nombreux détails quant à l’application de cette mitsva. Ainsi, du fait de l’insistance sur l’expression « votre pâte », on déduit que la Torah fait allusion à la mesure du Omer qui équivaut à 1,66 kg de farine et qui correspond à la ration journalière et personnelle de manne à laquelle chaque Ben Israël avait droit dans le désert pour se nourrir. De même, des mots « vous donnerez », on apprend que le morceau qu’on va prélever de la pâte doit être digne et suffisant pour être donné, comme le rapporte notre maître Rachi* Zal dans son commentaire sur ce verset. Au moment de prélever le morceau de ‘hala, précédant l’accomplissement de la mitsva, on récitera la bénédiction suivante (rapportée dans les rituels de prière) : « barou’h ata ….. acher quidéchanou bemitsvotav (qui nous a sanctifiés par ses mitsvoth) vetsivanou (et nous a ordonné) lehafrich (de prélever) ‘hala terouma (une miche en prélèvement) » On prend un morceau de pâte et on le désigne comme représentant cette miche donnée au Cohen et qui se nomme ‘Hala en disant : « Haré zo (ceci est) ‘hala terouma (la miche du prélèvement) » Dès lors, ce morceau ne nous appartient plus et nous devons le donner au Cohen. Néanmoins, étant donné que le niveau de pureté parfaite n’existe pas de nos jours, il est interdit à tous, y compris au Cohen, de le consommer et il devra être brûlé ou, le cas échéant, correctement enveloppé et jeté dans une poubelle. De plus, étant donné les circonstances, on se contentera de prélever un morceau de cazayit, c’est-à-dire un morceau de la taille d’une olive ce qui correspond à un volume de 28,8 cc, et on ne prélèvera pas un morceau équivalent à 1/24e de la pâte ainsi que l’avaient établi nos Sages. En résumé, on prélève un morceau de la taille d’une olive et on le détruit. Si la pâte contenait 1,66 kg de farine, on récitera la bénédiction avant de prélever, sinon on prélèvera sans bénédiction à partir de 1,2 kg de farine. Il est possible d’associer plusieurs pâtes pour atteindre cette quantité de farine et pouvoir réciter la bénédiction au moment du prélèvement. Pour cela, il suffit de remplir les conditions suivantes : 1 – les différentes pâtes doivent appartenir à la même personne 2 – elles doivent être à base des 5 céréales et être de même catégorie, c'est-à-dire, qu’il soit possible éventuellement de les mélanger. 3 – il faudra les placer dans un même récipient en les faisant se toucher et en les couvrant, d’une serviette ; (on peut aussi les envelopper dans une serviette à défaut de bassine). Seul, le propriétaire de la pâte ou son délégué peut accomplir cette mitsva. On réserve néanmoins ce privilège aux femmes leur permettant ainsi d’accomplir chaque veille de Chabbath cette magnifique mitsva. Le Michna beroua rapporte une explication à cela : D. créa l’Homme, ADAM, le 6e jour de la Création, veille du Chabbath. Le « corps » de celui-ci fut pétri avec de la terre extraite de tous les continents et il fut considéré comme la «’hala du monde », le monde étant comme une pâte géante, et l’homme en étant la ‘hala prélevée et donnée à D. c'est-à-dire consacrée au service divin. Lorsque, quelques heures plus tard, toujours la veille de Chabbath, incité par Eve son épouse, Adam se laisse tenter par « le fruit interdit » et le mange, il fut condamné à devenir mortel, ce qui équivaut à la perte de cette « ‘hala du monde ». En donnant à la femme la possibilité d’accomplir chaque vendredi cette mitsva de prélever un morceau de la pâte qu’elle a pétrie pour le « donner à D. » selon l’expression du verset, c’est pour elle l’occasion de réparer sa faute, commise le jour même de sa création, lorsqu’elle causa la perte de la «‘hala du monde ». Il est important de noter l’importance de pétrir la pâte et de cuire son pain chaque veille de Chabbath et Yom tov car cela fait partie des préparatifs en l’honneur de ces jours sacrés, ainsi qu’il est écrit (Exode 16 – 23) et expliqué : « ce que vous voulez cuire au four, faites le aujourd‘hui (vendredi) pour les deux jours (vendredi et samedi)… » *Rachi (1040 – 1105) éminent exégète français. Il a écrit un comentaire sur toute la Bible et le Talmud. Son commentaire est incontournable pour la compréhension des textes. ![]() Haut de page |
||||||||||||||