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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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PEKOUDE Cette Parachat apporte une conclusion au livre de Chemot, l’Exode, et à la construction du Michkan. En effet, le don de la Torah, la construction du Michkan et la présence de la Chékhina parmi nous sont bel et bien le but et le couronnement de la Sortie d’Egypte. La Torah nous donne une comptabilité précise de l’or, l’argent et le cuivre qui ont été offerts par les Bné Israël et de leur utilisation pour la fabrication des différentes pièces du Michkan. A propos de l’argent offert, la Torah est très précise (chap. 38, 25 à 28) « L’argent du recensement de la communauté : cent kikars et mille sept cent soixante quinze sicles… un demi sicle par personne… les cent kikars [serviront] pour faire couler les socles…» Ces précisions supplémentaires à propos de l’argent nous interpellent et nous renvoient au début de la Parachat Ki Tissa que l’on lit ce « Chabbat Chekalim » pour le Maftir (dernière montée à la torah) D s’adresse à Moché Rabbénou et lui recommande (chap.32, 12 à 16) « Lorsque tu compteras les Bné Israël…, ils donneront chacun le rachat de l’ âme… voici ce qu’ils donneront… un demi sicle… Le riche ne donnera pas plus et le pauvre ne diminuera pas du demi sicle… » Sur le mot « voici », Rachi rapporte la leçon suivante : Moché Rabbénou ayant éprouvé certaines difficultés à comprendre cette mitsva, D. lui montra une pièce en feu d’une valeur d’un demi sicle et lui dit : « Voici ce qu’ils donneront ». Ces propos du Midrach nous étonnent profondément : Où est la difficulté dans cette mitsva ?! Le Ktav Sofer, fils de Rabbi Moché Sofer (plus connu sous le nom du ’Hatam Sofer) nous propose l’explication suivante : normalement chacun doit aspirer à la perfection. Nous nous devons d’accomplir les mitsvot de la façon la plus parfaite et la plus complète possible. Or, D. nous demande de ne donner qu’un demi sicle mettant ainsi en évidence une notion de manque et d’imperfection. Il eut été plus approprié et plus beau de donner un sicle entier qui représente un élément parfait. C’est pourquoi D. lui montra un demi sicle «en feu ». Il ne s’agit pas du demi sicle que chacun donne, mais de son complément ! De la deuxième moitié ! Pour nous dire qu’un homme seul ne peut aboutir à la perfection réelle. Il a besoin de son prochain ! Il a besoin de l’aide de D. Personne ne peut accomplir toutes les 613 mitsvot car nous ne sommes pas tous concernés par toutes les mitsvot ! Certaines ne concernent que les Cohanim, ou les Leviyim… Mais, nous enseignent Nos Sages, « tous les Bné Israël sont garants l’un de l’autre », et dans son ensemble, le Klal Israël (l’Assemblée d’Israël) accomplit toutes les mitsvot. Plus encore, lorsque chacun fait le maximum en son pouvoir, D. complète la mitsva et elle se trouve parachevée en tous points : l’acte, l’intention, l’esprit, le sentiment… La véritable perfection ne peut être obtenue que par l’union entre les Bné Israël et le rattachement à D. C’est ce qu’exprime la mitsva du demi sicle, Ma’hatsit Hachékel, qui a tété imposé à deux reprises : une première fois pour fabriquer les « socles » qui sont à la base de l’édifice du Michkan, puis une seconde fois pour acheter les sacrifices communautaires. On ne peut prétendre attirer la Chékhina parmi nous ni servir D. sans être unis. Nos Sages affirment (Traité Méguila 13b) : « Reich Laquich dit : D. savait que Aman allait proposer des sicles à Assuérus pour obtenir le droit d’exterminer les Bné Israël, c’est pourquoi, Il fit devancer les sicles des Bné Israël, qui les offrent au temple pour les sacrifices 6 communautaires dès le premier Adar, à ceux de Aman, déjouant ainsi l’impact de son accusation contre eux. En effet, Aman prétendait que les Bné Israël étaient dispersés et désunis ; on n’avait aucun profit à en tirer ni aucun risque à les tuer. Il fut démenti, par la mitsva du demi sicle, que nous donnons dès le premier Adar et qui exprime notre parfaite union et communion dans le service divin. C’est pourquoi les ’Hakhamim ont institué en l’honneur de Pourim de nombreuses mitsvot qui ont pour but de renforcer l’union dans les familles et les communautés. Puissions-nous être à nouveau réunis et regroupés autour de la Chékhina dans le Saint Temple et servir D. à l’unisson avec les sacrifices et offrandes communautaires et personnelles. Amen Par le rabin Daniel Yelloz Le Michkan : expression de la prière par Mikael MOUYAL La Paracha de Pékoudéi s’ouvre par le verset : ‘‘Voici les comptes du Michkane, Michkane de témoignage’’. Sur ce verset, des commentateurs s’interrogent. En effet, la Torah répète deux fois le mot Michkane, Tabernacle. Pour quelle raison ? Certains répondent en disant qu’en fait, il y avait deux Michkanes, celui énoncé dans les sections de Térouma et de Tetsavé et celui évoqué dans les sections de Vayakhel et de Pékoudéi. En effet, le Michkane évoqué dans Terouma et Tetsavé est celui qui se trouve au Ciel, lorsque D. le décrit à Moché pour que les Juifs le construisent alors que le Michkane énoncé dans Vayakhel Pekoudéi est le Tabernacle concrétisé, lorsque les Juifs procèdent à sa fabrication effective. Ce deuxième Michkane est celui que décrit la Torah comme ‘‘Michkane de témoignage’’. Cependant, on ne trouve pas cette mention à propos du Michkane céleste. On doit en conclure que le Michkane matériel et concret a un avantage que n’a pas le Michkane spirituel. C’est qu’il est un Michkan de « Témoignage ». Qu’est-ce que cela signifie ? La Guemara fait remarquer que dans la Paracha de Pékoudéi, il est écrit dix-huit fois la mention ‘‘et il fit comme D. a ordonné à Moché’’ ou une phrase de ce style. La Guemara compare cela aux dix-huit bénédictions de la Amida. Mais la Guemara objecte qu’en réalité, cette mention se retrouve dix-neuf fois, ce à quoi elle répond que la première fois Aholiav n’était pas encore évoquée. Ainsi, lorsque Betsalel et Aholiav étaient tous deux réunis, cette phrase est écrite dix-huit fois ce qui fait donc bien référence aux dix-huit bénédictions. Il y a lieu d’expliquer ce passage du Talmud. Betsalel et Aholiav étaient les deux sculpteurs, qui ont créés les ustensiles du Michkane. Ils étaient très intelligents et D. les a doté d’une sagesse particulière. Betsalel était de la tribu de Yéhouda et Aholiav était de la tribu de Dan. Yéhouda était la tribu la plus élevé alors que Dan était la tribu la plus modeste. Malgré tout cela, le décompte ne peut commencer que lorsque Betsalel et Aholiav sont tous les deux réunis, et non lorsque Betsalel est seul, même s’il vient de la tribu la plus importante. Il doit s’associer à Aholiav c'est-à-dire qu’il doit élever même une tribu très modeste. C’est de cette manière que l’on obtient dix-huit fois la phrase ‘‘comme D. ordonna à Moché’’, correspondant aux dix-huit bénédictions de la Amida. Mais, quel rapport avec la Amida ? En fait, la Amida qui caractérise la Prière, permet d’élever la personne, même aussi basse qu’elle puisse se trouver. Ainsi, avant la prière on a coutume de donner quelques pièces à la Tsedaka, pour aider le pauvre. Car, c’est en aidant les plus misérables que l’on peut mériter nous aussi de connaître l’élévation. Et c’est ainsi que nous pouvons obtenir la révélation de la prière, la réalisation de tous nos besoins. La prière doit donc élever le niveau le plus bas, et doit donc se faire en présence d’un ‘‘Aholiav’’, d’un niveau relativement bas afin de l’élever. C’est d’ailleurs pour cela que la prière est comparée à une échelle plantée à terre dont le sommet atteint le ciel. C’est à dire que la prière arrive à lier la terre avec le ciel, un niveau bas avec un niveau très haut, et parvint donc ainsi à apporter l’élévation à une situation très modeste. Ainsi, la prière contenant 18 bénédictions peut représenter le Michkane, auxquel les dix-huit mentions de l’expression ‘‘comme D. l’a ordonné à Moché’’, font référence. En effet, le dévoilement de D. se trouvait précisément dans le Tabernacle, lieu formé par des objets et des ustensiles matériels. Ainsi, la matière particulièrement basse devait recevoir l’élévation pour que D. puisse y résider. Ainsi l’élévation de la matière entraîne le dévoilement de D.. Tout ceci figure le même processus que la prière, lorsque l’élévation de l’homme entraîne le dévoilement de D. qui réalise ses demandes. Mais seulement, tout ceci n’est valable que pour un Michkane matériel et concret. C’est un tel Michkane qui peut recevoir le dévoilement de la divinité par l’intermédiaire de l’élévation de la matière. Un Michkan spirituel ne peut être concerné par le concept d’élévation de ce qui est bas. C’est cela, en fait, la particularité d’un Tabernacle concret, cet avantage ne peut nullement se retrouver dans le Michkane céleste. C’est pour cela que ce Tabernacle matériel construi par les Juifs a pu recevoir le qualificatif de ‘‘Michkane de témoignage’’, car c’est lui qui peut témoigner du dévoilement de la présence divine : à partir du moment où il y a élévation de la matière, il y a aussi dévoilement. On comprend donc bien que les dix huit mentions se référent aux 18 bénédictions ne peuvent intervenir qu’en présence d’Aholiav, allusion au principe d’élévation de la tribu modeste. Que D. fasse qu’Il se dévoile de nouveau parmi Son peuple dans le Troisième Temple, par le mérite de nos prières et de nos Tsedaka, très bientôt, lors de la venue de notre juste Machia’h, Amen. Retour liste Haut de page |
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