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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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TSAV Comment atteindre l'union La Paracha de la semaine poursuit et développe les sujets évoqués dans celle de la semaine dernière, concernant les sacrifices. A ce niveau, tous ces artifices n’ont plus de raison véritable. « Qui est le riche ? C’est celui qui se satisfait de ce qu’il a ». Un riche, c’est quelqu’un à qui rien ne manque, c’est celui qui n’a besoin de rien. Si une personne manque de quelque chose, à ce niveau là, il sera pauvre, même si par ailleurs, il est excessivement riche. Le véritable riche, c’est celui à qui rien ne manque, c’est celui qui contient tout. Or, une telle personne ne peut être que celui qui se réjouit de ce qu’il a. Une telle personne a tout, rien ne lui manque. Il arrive à atteindre cette profondeur de l’âme humaine dont on a parlé, qui est libéré de tout ce qui est extérieur, de toutes les contingences. Il se libère du voile de ce monde pour atteindre l’unité. Si un homme n’a plus besoin de ce qui est extérieur, cela prouve qu’il a atteint une plénitude intérieure, il n’a plus besoin de rien pour combler un manque quelconque. Toute l’année, l’homme est pénétré des différentes couleurs que composent le monde, il a de multiples exigences et est empreint de ce voile créé par les paroles qui suivent la première parole : « Berechit ». Il est éloigné de cet idéal du blanc. Car celui qui l’a atteint, vit une vie intérieure riche, libérée des contraintes matérielles. La véritable beauté et la véritable richesse, c’est celle qui n’a pas besoin d’ajouts extérieurs artificiels. A Kippour, l’homme tend vers ce niveau. C’est le jour où les fautes blanchissent. L’homme atteint la profondeur de son âme. Par là, ce jour unifie toutes les couleurs et toutes les facultés. Le lin de la division devient blanc. C’est la raison pour laquelle, tous les profits matériels y sont interdis : manger, boire, se laver, se parfumer, travailler… L’homme arrive alors à se suffire à lui-même. Il atteint cet idéal décrit par la Michna : « Quel est le riche ? C’est celui qui se réjouit de ce qu ‘il a ». Alors, on porte des vêtements blancs, pour symboliser tout cela. C’est un retour vers l’état d’origine, vers le « Berechit », où tout est inclus. Or, c’est seulement par ce travail que l’on peut aspirer à être purifier des fautes. Car la pureté, c’est aussi le blanc. De suite après Kippour, l’homme doit rentrer dans une Souka, qui est une demeure précaire, où il n’y a même pas de vrai toit solide. Or, ce sont ces jours qui sont appelés « temps de notre joie ». Car la véritable joie ne peut être obtenue qu’après s’être libéré de tout artifice, de toute condition extérieure telle que la maison. Tout ceci peut être atteint à un niveau personnel grâce à l’étude de la Torah. Un homme qui l’étudie vraiment comme il faut, en viendra à ressentir un sentiment de contentement véritable tel qu’on l’a décrit. « Tel est la voie de la Torah : tu mangeras du pains avec du sel, boira de l’eau et dormira par terre. Et tu seras heureux », affirme la Michna. Cela signifie que celui qui étudie véritablement la Torah, ressentira un vrai contentement, de sorte que toutes les contingences extérieurs lui seront épargnées. Tout ce qui se passait dans le Michkan, et plus tard, dans le Temple, doit particulièrement servir de message pour le service de D.. Cela, tout d’abord parce que c’est ce service qui se réalisait dans le Michkan, et doit donc servir d’exemple pour nous. Mais aussi, parce que nos Sages expliquent que chacun doit se réaliser un petit Michkan, à l’intérieur de lui. Ceci est d’autant plus valable aujourd’hui. En effet, le Temple est détruit et le service n’a donc plus cours. Il ne nous reste donc plus que ces enseignements. Au début de notre Paracha, la Torah décrit comment le Cohen devait être habillé. « Il portera une tunique en lin, et un pantalon en lin… ». Le lin est une plante qui pousse de façon séparée. Ses tiges poussent chacune séparée des autres, de sorte que l’on parle de tige individuelle. Le lin symbolise donc la séparation et la division. Ces vêtements de lin sont aussi appelés dans la Torah : « vêtements blancs ». La couleur blanche est bien spécifique. Lorsque dans la Torah on parle de « blanc », cela évoque la Manne qui tombait du Ciel (deutéronome 1 :1, avec le commentaire de Rachi). La Manne était blanche. Cette information n’est pas fortuit. En fait, nos maîtres disent que la Manne contenait tous les goûts en elle. C’est à cela que fait allusion sa couleur. Le blanc inclut toutes les couleurs. Elle les contient et les unifie toutes. La Manne était blanche parce qu’elle contenait en elle tous les goûts, à l’image du blanc par rapport aux couleurs. D’ailleurs, on peut s’apercevoir que si l’on fait tourner très rapidement une toupie où sont représentaient toutes les couleurs de l’arc en ciel, l’œil ne verra que du blanc. En effet, le blanc est le résultat de la confusion et du mélange de toutes les couleurs. Elle symbolise l’unification. Or, le Cohen devait portait du lin blanc. Apparemment, ces deux éléments semblent contradictoires. D’une part, le lin représente la division, et de l’autre le blanc, symbolisant l’unité. Que doit nous apprendre cela ? Le prophète Isaïe, décrivant le processus de repentir, énumère dix éléments : « Lavez-vous (1), purifiez-vous (2), ôtez vos mauvaises actions de devant mes yeux (3), cessez de faire le mal (4), apprenez le bien (5), recherchez la justice (6), réjouissez l’opprimé (7), soyez juste avec l’orphelin (8), défendez la veuve (9), réconcilions-nous, dit D. : ‘‘Si vos fautes sont comme le pourpre, ils blanchiront comme la neige, s’ils sont rouges comme le ver, il deviendront comme la laine (10) ». Rachi explique que ces dix mentions évoquent les dix jours de repentir, séparant Roch-Hachana de Kippour. Ainsi, la dixième expression, montrant que les fautes blanchiront, fait référence au jour de Kippour. D’autre part, nos Sages ajoutent que ces dix expressions sont le pendant des dix paroles créatrices. En réalité, il apparaît que D. a parlé 9 fois pour créer le monde. Mais, avec l’expression « Au commencement D. créa », cela fait dix. Ainsi, le « Berechit (« au commencement ») est en fait la toute première parole, bien qu’elle n’en est pas la forme. Rachi explique que toutes les créations qui constituèrent le monde furent en fait créé (potentiellement) le premier jour. Et chaque jour qui suivit, cette création potentielle se réalisa et se développa. Ainsi, toute la création est incluse dans la première parole, dans le « Berechit ». C’est de cette parole que toute la création s’est enchaîné et s’est divisé au temps voulu. Mais tout était inclus dans la première parole. C’est le « blanc » de la création. Le monde est un voile par rapport à D.. Plus la création s’est développé et plus le voile s’est amplifié. Cela, jusqu’au point où, par la dernière création, le voile a atteint son extrême. La Lumière divine s’est réduit au fur est à mesure où la création se développait. Mais, lors de la première parole, la création ne s’étant pas encore développé, la Lumière de D. pouvait alors rayonner. Le processus du repentir est un processus diamétralement opposé. Celui qui décide de se repentir se dirige du voile extrême créé par ses fautes, jusqu’au dévoilement de la lumière de D., jusqu’à la pureté et la blancheur. C’est pourquoi, par rapport à la création, le « blanc » et la pureté se trouve au début, dans la première parole. Mais, par rapport au repentir, cette blancheur n’intervient que dans la dixième étape, à la fin du processus, le jour de Kippour. Le repentir est le chemin vers la profondeur, vers un niveau où tout est inclus, qui n’a besoin de rien d’extérieur. C’est cela la pureté. C’est un niveau idéal, une recherche de l’absolu. C’est pourquoi, c’est seulement à Kippour que le grand prêtre pénètre le saint des saints, la profondeur de la profondeur. Le voile commence avec les divisions, avec les contingences et fait référence à ce qui est contraire à l’unité profonde. La blancheur symbolise, comme on l’a dit, l’unité de toutes les couleurs, de toutes les divisions. Le Cohen, qui officiait dans le Temple, devait porter des vêtements de lin blancs. Cela symbolise l’unification (le blanc) de toutes les vastes facettes différentes (le lin) de la personnalité. Il s’agit d’atteindre l’unification la plus simple. La personnalité d’un homme est composé de multiples aspects : le besoin de manger, de travailler, l’élan pour la musique, pour de beaux paysages…, cela à l’infini. Mais l’homme peut atteindre un niveau où il se suffit de ce qu’il a, qui se trouve au profond même de son être. Retour liste Haut de page |
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