Editorial
CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY
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POURIM
Dossier de Pourim
Par Mikael Mouyal

Un enseignement :

Pourim : une leçon éternelle

La fête de Pourim revêt un caractère particulièrement important dans la tradition juive.
A l’époque où les Juifs du monde était sous domination perse, sous le règne de Assuerus, ils sont soumis au terrible décret de Haman dont la teneur consistait en l’extermination totale du peuple juif, le peuple Juif se ressaisit et se repent. C’est alors que le décret est annulé, par la bonté divine et le terrible Haman est pendu. Pourim célèbre en quelque sorte la résurrection du peuple Juif, qui a frôlé la disparition, D. préserve. C’est ainsi que cette fête prend une dimension si important et que la joie connote ce jour, à travers le festin.
Mais en fait, on s’aperçoit que son importance dépasse même tout cela, car nos Maîtres enseignent que dans les temps futurs, après la venue du Machia’h, toutes les fêtes sont appelées à disparaître, sauf la fête de Pourim. Cette faveur accordée à Pourim est tout de même interpellant ! Quel est ce message si éternel que véhicule cette fête ?
Traditionnellement, on dit que pour cerner le sens de quelque chose, il faut en étudier le nom qui constitue son essence. Cette règle semble ne pas être respecté concernant Pourim. Littéralement, Pourim désigne le tirage au sort qu’a jeté Haman pour désigner le jour où il réalisera son funeste dessein d’extermination. Ainsi, ce nom est relatif a un simple détail de l’histoire de Pourim : ce tirage au sort de la réalisation du décret. En apparence, l’histoire du Pourim est bien mal résumée par ce détail qui reste somme toute anecdotique. Comment le sens même de Pourim peut être désigné par ce nom évoquant ce tirage au sort ?
En fait, la particularité de Pourim c’est que cette fête caractérise le concept de « Mé’hiate Amalek », c'est-à-dire d’effacement de Amalek. Amalek, qui est un descendant de Essav, frère de Yaacov, représente l’ennemi numéro un d’Israël. Et la Thora nous impose « d’effacer sa mémoire de sous le ciel ». Haman, qui est un de ses descendants, est lui aussi mû par cette haine viscéral du peuple Juif. Comme son aïeul, son objectif est d’exterminer le peuple Juif. La fête de Pourim c’est la fête qui célèbre la victoire contre Haman, c'est-à-dire contre Amalek. Mais, idéologiquement, Amalek est présenté comme celui qui « t’a rencontré par hasard dans le désert lors de la sortie d’Egypte ». Ce terme est particulièrement bien choisi. La tradition juive enseigne que Seul D. dirige le monde et que tout est effet de Sa Volonté. Ainsi, le hasard n’existe pas. Tout évènement est relié à la volonté de D. et a donc un sens s’insérant dans Son Programme. Amalek c’est celui qui vient dire exactement le contraire. Il veut nous faire oublier ce grand principe et nous faire croire qu’en fait, tout est hasard. Il est venu semé le doute dans l’esprit des Juifs pour affaiblir la foi en la Providence divine. Ce n’est donc pas fortuit si le mot Amalek a la même valeur numérique que le terme « Safek », signifiant le doute. D’ailleurs, Amalek s’est attaqué aux Juifs dans le désert seulement après qu’ils ont dit : « Est-ce que l’Eternel est bien parmi nous ou pas ? », démontrant par là une certaine fragilité dans leur foi. Le terrain était donc favorable pour leur ennemi Amalek.
Haman a agi comme son ancêtre. Il a profité d’un relâchement dans la foi du peuple Juif pour attaquer.
En analysant bien l’histoire de Pourim relatée dans la Méguila, on constatera que cette histoire est le produit d’une succession d’évènements naturels qui peuvent même être banal. En fait, il n’y a pas de miracle à proprement parler et D. n’intervient pas ouvertement. La délivrance d’Israël intervient par le concours de circonstances favorables qui mènent à la défaite de Haman. Chaque évènement isolé peut bien sembler être intervenu par hasard et que D. n’en est pas la cause. Mais c’est seulement en ayant un regard global sur toute l’histoire que l’on se rendra compte comment ces évènements d’apparences fortuits se combinent merveilleusement ensemble et que la succession de ces multiples « coïncidences » heureuses aboutit à la délivrance d’Israël. Ainsi, la fête de Pourim doit venir nous apprendre à voir la Main de d ; dans la nature, dans la banalité du monde. C’est le moment de renforcer sa foi et de croire que le hasard n’existe pas et que D. intervient dans tous les évènements de la vie. Pour cela, il ne faut pas isoler les évènements, mais il faut avoir une vision d’ensemble. Alors on constatera la merveilleuse combinaison des évènements qui rend la probabilité de hasard quasi nul.
Toutes les autres fêtes juives célèbrent et commémorent un miracle de l’histoire juive. En revanche, Pourim vient nous apprendre à voir la Providence divine et son amour pour Israël même dans la nature la plus réelle et la plus simple de la vie. C’est en cela que Pourim est la victoire contre l’idéologie de Amalek, prétendant que tout est pur hasard.
Le nom Pourim désigne désormais bien le contenu de la fête. Car, y a-t-il plus grand hasard qu’un tirage au sort ?
Haman, par son tirage au sort a voulu démontrer que tout est hasard. Mais le peuple juif a su voir la Volonté et l’intervention de D. même dans ce tirage au sort. Tel est bel et bien l’enjeu de Pourim : décrypter la Main de D. et Sa miséricorde dans un monde qui semble être une loterie d’évènement dépourvue d’intention et prendre conscience que la vie n’est pas une succession de faits hasardeux et relevant du sort mais bien que cette succession est orienté par une Volonté divine pleine de Sagesse.
C’est pour tout cela que la fête de Pourim est d’une actualité particulière. Car aujourd’hui, nous ne voyons plus de miracle. C’est que D. dirige le monde de façon naturelle et il nous revient donc de capter l’intervention divine dans la vie. Et c’est Pourim qui est le model de ce système.
Bien plus, nos Maîtres enseignent qu’après la venue du Machia’h, le monde ne va pas changer fondamentalement et la nature ne sera pas bouleversée. Seulement, la connaissance de l’Eternel remplira le monde et on verra clairement que le Propriétaire de ce monde c’est bien D.. On saura percevoir la Providence divine et Sa Présence dans notre monde naturel. Pourim est donc bien le !mode d’emploi de cette nouvelle ère. Il n’est donc pas étonnant que seule la fête de Pourim restera dans les Temps Messianiques. Car c’est la leçon de Pourim qui préfigure ces temps-là.




Lois de Pourim :


Lecture de la Méguila :

Chaque Juif, homme, femme ou converti, a l’obligation d’écouter attentivement la Méguila d’Esther une fois la veille de Pourim (cette année, jeudi 24 mars après la tombée de la nuit) et une deuxième fois le matin de Pourim (cette année, vendredi 25 mars après le levée du soleil). Il faudra veiller à écouter chaque mot attentivement d’un officiant lisant dans une Méguila cachère (écrite sur un parchemin avec de l’encre…).


Michloa’h Manot (envoi de mets) :

Il faut envoyer (c'est-à-dire donner à travers une personne intermédiaire et non directement) au moins deux mets de deux espèces différentes d’aliments à un ami. Seul un envoi de nourriture est concerné par cette Mitsva. Un homme enverra à un homme et une femme à une femme.


Matanot Laevyonim (don aux pauvres) :

Il faut donner au moins deux dons différents à deux pauvres différents (c'est-à-dire un don à chaque pauvre). Ce don peut-être aussi bien de l’argent que de la nourriture. A priori l’argent doit arriver dans les mains du pauvre pendant Pourim même.


Michté (le festin de Pourim) :

Il faut prendre un bon repas le jour de Pourim. Il faut boire plus de vin que d’habitude le reste de l’année, car on doit être joyeux au cours de e repas. Cette année, où Pourim tombe vendredi, il convient de prendre ce repas dans la première partie de la journée (avant midi de préférence) pour ne pas que ce repas se fasse au détriment du repas du vendredi soir, qui est aussi une Mitsva.


Le demi Chekel :

On a l’habitude de donner, la veille de Pourim, trois pièce dont la valeur de chacune correspond à la moitié de la monnaie nationale. En France, il s’agit donc de trois pièce de un demi euro (cinquante cents).



Lois de Pourim :


Lecture de la Méguila :

Chaque Juif, homme, femme ou converti, a l’obligation d’écouter attentivement la Méguila d’Esther une fois la veille de Pourim (cette année, jeudi 24 mars après la tombée de la nuit) et une deuxième fois le matin de Pourim (cette année, vendredi 25 mars après le levée du soleil). Il faudra veiller à écouter chaque mot attentivement d’un officiant lisant dans une Méguila cachère (écrite sur un parchemin avec de l’encre…).


Michloa’h Manot (envoi de mets) :

Il faut envoyer (c'est-à-dire donner à travers une personne intermédiaire et non directement) au moins deux mets de deux espèces différentes d’aliments à un ami. Seul un envoi de nourriture est concerné par cette Mitsva. Un homme enverra à un homme et une femme à une femme.


Matanot Laevyonim (don aux pauvres) :

Il faut donner au moins deux dons différents à deux pauvres différents (c'est-à-dire un don à chaque pauvre). Ce don peut-être aussi bien de l’argent que de la nourriture. A priori l’argent doit arriver dans les mains du pauvre pendant Pourim même.


Michté (le festin de Pourim) :

Il faut prendre un bon repas le jour de Pourim. Il faut boire plus de vin que d’habitude le reste de l’année, car on doit être joyeux au cours de e repas. Cette année, où Pourim tombe vendredi, il convient de prendre ce repas dans la première partie de la journée (avant midi de préférence) pour ne pas que ce repas se fasse au détriment du repas du vendredi soir, qui est aussi une Mitsva.


Le demi Chekel :

On a l’habitude de donner, la veille de Pourim, trois pièce dont la valeur de chacune correspond à la moitié de la monnaie nationale. En France, il s’agit donc de trois pièce de un demi euro (cinquante cents).



Les horaires des différentes manifestations :
Jeudi 24 mars 2005

Jeûne d’Esther Début : 5 h 10 ; fin : 19 h 50

7 h 00 : Cha’harit du jeûne d’Esther

18 h 30 : Min’ha
20 h 00 : Arvit
20 h 30 : Lecture de la Méguila


Vendredi 25 mars

7 h 00 : Cha’harit de Pourim
8 h 00 : Lecture de la Meguila

Dimanche 27 Mars

Fête de Pourim à la Syna. à partir de 14H30 avec animation , buffet, barbes à papa....


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