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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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PESSAH Pessa’h-Chémini / Hamets ou-Matsa et les autres aliments : Parmi tous les interdits alimentaires, le hamets à Pessah en est le plus grave : interdit à la consommation, au profit, à la possession, et s’il se mélange pendant Pessah à d’autre aliments, tout devient interdit quelque soit le dosage. Celui qui en transgresse l’interdit peut être passible de Karet. On doit, à la veille de Pessah, partir à sa recherche, le dépister afin de l’éliminer et de le faire disparaitre totalement de nos demeures. Nos maîtres expliquent, que le hamets représente le Yétser hara, le mauvais penchant, c’est pourquoi il faut être si rigoureux à son égard. En effet, le gonflement de la pâte est symbole d’orgueil et le fait qu’elle soit resté au repos (plus de 18 min) évoque la paresse, 2 midot (traits de caractères) que nous devons nous efforcer d’éradiquer de notre personnalité. La matsa quant à elle, bien plate et dont la fabrication c’est effectuer à toute vitesse, symbolise l’humilité et le zèle, 2 midot que nous nous efforcerons d’acquérir pour servir D… au mieux. Pourtant la matsa n’est consommée (en cure) qu’une semaine par an à Pessah tandis que le Hamets, autorisé toute l’année, constitue un aliment essentiel que l’on retrouve obligatoirement aux repas de Chabbat et fête. De plus, la seule bénédiction sur les aliments imposée par la Torah est le Birkat Hamazone qui ne se récite qu’après la consommation du pain. Paradoxalement, on constate que le pain et surtout le levain sont bannis (sauf exception) de l’autel sacré. Que penser de toutes ces données apparemment contradictoires ? Effectivement, le Hamets représente le Yétser Hara, mais nos maîtres ne nous ont-ils pas enseigné sur le verset (Béréchit 1,31) : « D… vit tout ce qu’il avait fait : et voici c’était très bien » que le Yétser Hara était un très grand bienfait et qu’il était un composant essentiel de la création ! E fait il est un moteur dans bien des domaines. Sans lui la Vie ne serait plus évidente ! Mais il faut apprendre à le maîtriser, le dominer, le canaliser. La cure de Pessah nous rappelle cette vérité et la façon de la mettre en pratique. En éliminant totalement le Hamets de notre régime durant 8 jours, on apprend à s’en passer et s’en détacher pour mieux l’apprécier et le doser par la suite. On comprend mieux les propos du Arizal qui disait : celui qui c’est débarrasser de TOUT son Hamets pour Pessah, ne fautera pas pendant l’année ! On retrouve cette même idée dans la Paracha Chémini qui, cette année, vient juste après Pessah. La Torah nous enseigne les signes distinctifs de Cacherout pour les animaux et les poissons: sabots fendus et ruminant pour les uns, écailles et nageoires pour les autres. Ces signes indique les qualités de ces êtres vivants : stabilité et pondération, pudeur et .Pour les volailles, la Torah dresse la liste de ceux qui nous sont interdits. Nos maîtres en ont défini le défaut commun : aux son des rapaces. Ce qu’il faut retenir, c’est que les aliments que nous consommons ne sont pas inoffensifs. Ils ne nous apportent pas que de l’énergie mais nous transmettent aussi un peu des instincts et pulsion, bon ou mauvais, dont sont dotés les animaux d’où ils proviennent. C’est pourquoi faisons très attention à notre alimentation, selon les règles prescrites par la Torah, car ce n’est pas que de notre corps dont il est question mais aussi et surtout de notre personnalité et de notre spiritualité. A l’approche de Chavouot, alors que nous nous appétons à recevoir la Torah, il est essentiel de préserver notre dimension spirituelle, voire même e l’affiner et l’ennoblir. D. Yelloz Message de Pessa’h : Une délivrance bien réelle et bien vécue. Par Mikaêl Mouyal La fête de Pessa’h célèbre la sortie d’Egypte, étape qui a été déterminante pour le peuple Juif, le constituant justement comme peuple. De multiples Mitsvot y sont réalisées. Nous pouvons ainsi compter la Mitsva de la consommation de la Matsa (pain azyme), du Maror (herbes amères) ainsi que des quatre coupes de vin. Notons qu’à l’époque du Temple, on devait aussi consommer le sacrifice de l’agneau. Mais la Mitsva qui est au centre du Seder de Pessa’h, c’est bien la lecture de la Hagada, en souvenir de la sortie d’Egypte, qui s’est déroulée précisément cette nuit-là du 14 Nissan. Seulement, d’après la Thora, chaque jour de l’année on a la Mitsva de se rappeler de la sortie d’Egypte. Ainsi, en quoi se distingue le soir de Pessa’h ? Quelle est l’originalité du souvenir de la sortie d’Egypte le soir de Pessa’h ? C’est qu’il ne s’agit pas uniquement de se rappeler la sortie d’Egypte à travers le récit. Ce rappel là relève de la Mitsva quotidienne. Cette nuit là, on nous demande de se considérer comme si l’on vivait réellement la sortie d’Egypte. « L’homme a l’obligation de se voir comme s’il était sorti d’Egypte ». Tous les détails du soir du Seder doivent contribuer à permettre à l’homme de vivre de nouveau cette sortie d’Egypte, à son niveau. Cela, à tel point que lorsque l’on consomme les Matsot, il faut se représenter comme si l’on était réellement en train de les consommer au moment de la sortie d’Egypte. On ne doit pas se contenter que de se rappeler de la sortie, mais on doit aussi la vivre. C’est ainsi que le sentiment de liberté doit nous accompagner pendant tout le Seder. C’est en signe de cela que nos Sages ont institué la Mitsva de boire les quatre verres de vin. Ces quatre verres correspondent aux quatre expressions de délivrance. Lorsque D.ieu s’apprêta à délivrer les Hébreux d’Egypte, Il exprima son intervention à travers quatre formules : « Je les sortirai, Je les sauverai, Je les délivrerai, Je les prendrai pour peuple ». Tout ceci, en vue d’en venir à la réalisation de la cinquième promesse qui est celle de « Je vous ferai venir au pays (d’Israël) », et en contrepartie de quoi a été instituée le cinquième verre de vin, celui d’Eliahou Hanavi, qu’on laisse sur la table après le Seder. Car le sentiment de délivrance doit accompagner le Seder. Et seul par des actes concrets, l’homme peut s’imprégner de cette idée et peut aspirer à revivre la sortie d’Egypte. Mais alors, pourquoi la Thora demande-t-elle de consommer les herbes amères, rappelant l’amertume de l’esclavage ? Pourquoi ne pas laisser place qu’à la joie de la délivrance ? En fait, nos Sages enseignent que le récit de la sortie d’Egypte doit se faire en commençant le récit des malheurs et de la servitude pour finir par la délivrance. En effet, le goût de la délivrance ne s’apprécie qu’en comparaison et en décalage avec l’amertume de l’esclavage. Plus la souffrance a été amère et plus la joie de la délivrance est intense. C’est en prenant conscience d’où on est sorti que l’on pourra vraiment ressentir et revivre la joie de la délivrance. Et justement, comme à Pessa’h, on ne peut pas se contenter d’un souvenir intellectuel de cette délivrance, mais qu’il faut la revivre et l’apprécier à sa juste valeur, cette sensation n’est vraiment possible que si l’on ressent le décalage entre la souffrance et la délivrance. Et c’est dans cet esprit que le Maror doit être consommé. Seulement, comment est-ce possible de faire abstraction du temps et de se voir concrètement comme si l’on sortait d’Egypte ? Comment revivre concrètement une délivrance que l’on n’a pas connue ? C’est là que l’idée de la Matsa en tant que « pain pauvre » prend sa dimension. Car c’est à travers l’humilité symbolisée par la Matsa que l’on peut tendre vers cette dimension. Tant qu’une personne est cloîtrée dans des barrières intellectuelles qui lui font ressentir sa personne comme une existence à part entière et à part entière, alors il ne pourra pas faire « sauter » la barrière du temps pour ressentir et vivre la sortie d’Egypte. C’est en travaillant sur son égoïsme et son égocentrisme, que l’homme pourra se considérer comme étant un maillon de la longue chaîne historique qui nous remonte jusqu’à nos ancêtres qui sont sortis d’Egypte. Et alors, on pourra ressentir comme si soi-même on sortait également d’Egypte, et vivre ce récit comme un évènement vécu et bien réel. Et le moyen de rompre cet emprisonnement dans le ‘‘soi’’ et dans l’égocentrisme, c’est bien en acceptant de recevoir toute personne chez soi et de se tourner vers les autres en disant : « Tout celui qui a faim, qu’il vienne manger ! » (extrait de l’invitation du Ha La’hma Ania). C’est de cette façon que l’on brise le cloisonnement dans toutes les barrières de sa petite personne et dans son orgueil propre. Dès lors, on peut ainsi revivre et ressentir la sortie d’Egypte. Car, finalement, la sortie d’Egypte (Mitsraim), c’est en fait la sortie de ses propres « limites (Metsarim) », nous empêchant d’avancer et de voir plus loin que soi. De cette façon, on pourra mériter la réalisation du vœu si cher : « Cette année ici, l’an prochain, en terre d’Israël », Amen. Avec tous mes vœux de Pessa’h Cacher Vésaméa’h ! C’est en Nissan qu’ils ont été libérés et c’est en Nissan qu’ils seront libérés… Par le Rabbin Daniel Yelloz La fête de Pessah constitue pour nous une clef temporelle. En « sautant » au dessus des difficultés ou en les traversant courageusement grâce à une transmission adaptée de nos valeurs, nous relions notre espérances à notre foi, notre passé à notre futur. La sortie d’Egypte ne fut pas seulement un changement de statut pour les Bné Israël, mais, en cassant les chaînes de l’emprisonnement pharaonique, elle marque un début dans l’évolution de l’humanité toutes entière, à tous les niveaux. Ainsi disons nous dans la Haggadah : « Si D. ne nous avait pas fait sortir de là-bas, nous serions encore aujourd’hui esclaves de Pharaon en Egypte »- sous entendus le Pharaon et l’Egypte antique seraient encore d’actualité. C’est pourquoi en ces jours si intenses que nous nous apprêtons à vivre, ces moments de rendez-vous avec D. (à la synagogue), je vous invite à méditer sur tout ce qui nous a été révélé depuis que D. s’est manifesté en Egypte dans toute sa Puissance pour nous libérer de cet esclavage, mais aussi sur l’impulsion et l’orientation qu’il convient de donner à nos efforts pour aboutir à ce que nous aspirons et nous espérons. Que D. nous accorde santé et force pour passer un Pessah Cacher vé Saméah LA COMPOSITION DU PLATEAU DU SEDER - 3 matsot entières, chemourot (surveillées avec plus de rigueur, depuis la moisson), fabriquées pour la mitsva (lechem mitsva). Il est souhaitable qu’elles soient faites à la main. La matsa rappelle la sortie précipitée d’Égypte. - Zeroa : L’os. Il évoque seulement l’Agneau Pascal, puisqu’il est interdit de pratiquer un sacrifice hors du Temple. On prend en général l’épaule mais ce n’est pas obligatoire, n’importe quel morceau de viande, même de volaille, peut convenir. - Bétsa : L’oeuf. Il rappelle le ‘haguiga sacrifice du jour de fête (yom tov). En choisissant un oeuf, les sages ont, en même temps, voulu évoquer la destruction du Temple et le deuil qui en suivit (l’oeuf étant un des aliments traditionnels du deuil). Il se trouve d’ailleurs que le jour de la semaine où tombe le premier jour de Pessa’h est le même où tombe le 9 Av, anniversaire de la destruction de temple de Jérusalem. - Maror : Les herbes amères, en général, de la romaine, endives ou raifort (attention de bien les laver et de vérifier qu’il n’y a plus d’insectes), nous rappellent la vie amère de nos ancêtres. - ‘Harossèt : De la racine ‘heress, « argile », cette compote symbolise le mortier. Sa composition dépend des différentes traditions culinaires des communautés, mais le plus souvent l’on trouve les fruits mentionnés dans le Cantique des cantiques (dattes, pommes, noix…) pétris avec du vin. L’amour du roi et de la Sunamite est justement, selon le Midrach, une allégorie de l’amour de l’Éternel et d’Israël qui commença en Égypte. - Karpass : Un légume pour le premier trempage, en général du céleri ou du persil. - ‘Hazéret : Il s’agit d’une salade comme le maror ; seule la ‘hazéret sert au korekh (sandwich de matsa et d’herbes amères). L’eau salée, citronnée ou vinaigrée ne se trouve pas dans le plateau et rappelle les larmes des opprimés. PRESCRIPTIONS CONCERNANTS LE SEDER DE PESSA’H Avant chaque partie du Seder, il est bon de prononcer explicitement le titre de la partie (Kadech, Our’hats…). A priori, il convient de ne commencer le Seder qu’après la sortie des étoiles à 21 h 10. 1ère) Kadéch : Le Kidouch : Les verres qui serviront à la Mitsva des quatre verres de vin doivent être préalablement rincés et nettoyés. Chaque personne se fait servir du vin, en signe de liberté. On doit se faire servir même pour les 3 autres verres. Le vin idéal est le vin rouge. Si on ne supporte pas le vin on prendra du jus de raisin. Mais, il faut s’efforcer de prendre malgré tout le vin, encore plus que pour le Kidouch du Chabbath. Si on prend du jus de raisin, il faudra alors le mélanger avec du vin. Avant de procéder au Kidouch, il faudra avoir l’intention de vouloir accomplir la Mitsva du Kidouch ainsi que la Mitsva des 4 verres. C’est pourquoi, certains ont l’habitude de dire : « Je suis prêt à faire le Kidouch et à accomplir la Mitsva des 4 verres ». De même, lorsque l’on fait la bénédiction de « Boré Péri Haguéfen », au milieu du Kidouch, il faudra, par cette bénédiction, penser à se rendre quitte du deuxième verre de vin (sur lequel on ne fait pas de bénédiction). Par contre les Ashkénazim font la Bénédiction sur le deuxième verre. Pendant le Kidouch, les Matsot doivent être recouvertes. Après avoir fini le Kidouch, il faudra boire 86 g de vin. Si c’est trop, on pourra se contenter de la majorité de cette quantité 44 g, mais pas moins. Mais, le verre doit contenir au moins 86 g. Il faudra boire ce verre en étant accoudé sur le côté gauche, en signe de liberté, sans quoi, il faudra reboire le verre. 2ème) Our’hats : Puis, on se lavera les mains sans faire la bénédiction. Mais, on ne parlera pas. 3ème) Carpass : Ensuite, on devra prendre du céleri qu’on aura bien vérifié préalablement pour ne pasqu’il y ait de vers. Puis, on fera la bénédiction de « Boré Péri Haadama » sur le céleri, en pensant à « acquitter » le Maror (herbes amères : romaine ou raifort), sur lequel on ne fait pas « Boré Péri Haadama ». Puis, on trempera le céleri dans de l’eau salée et en mangera moins de 30 g pour ne pas que l’on en vienne à faire la bénédiction finale (Boré Néfachot). 4ème ) Ya’hats : Puis, on cassera la Matsa du milieu en 2 parts inégales. Le plus grand morceau sera caché pour l’Afikomane, le plus petit morceau sera remis entre les 2 autres Matsot. Ensuite, les Marocains ont l’habitude de faire tourner le plateau sur la tête de chacun et de réciter « Bivhilou Yatsanou Mimitsraïm » et les Algériens et les Tunisiens, de réciter « Etmol Aïnou Havadïm ». 5ème ) Maguid : Avant de commencer la Haggada, il est bon de dire : « Je m’apprête à accomplir la Mitsva du récit de la sortie d’Egypte ». Il est important de traduire et de commenter la Haggada. Avant « Ha La’hma Ania », on découvre les Matsot du plateau et on ouvre la porte. Après avoir fini « Ha La’hma Ania », on se fait remplir le 2ème verre. Certains on l’habitude de remplir à ce moment un autre verre de vin que l’on versera à 16 reprises en disant les différents passages traitant des plaies dans le cours de la Hagada. Ensuite, on retire le plateau de la table et on dit « Ma Nichtana ». Après « Ma Nichtana », on ramène le plateau sur la table et on dit « Avadim ». Ensuite, arrivé à « Véhi Chéhamda », on recouvre les Matsot et on lève le 2ème verre. Le principe est que lorsqu’on prend le verre de vin, on recouvre les Matsot et lorsqu’on le pose, on découvre les Matsot. Dans la suite, en disant « Pessa’h Chéanou O’hlim », il est bon de regarder l’os rôti mais ne surtout pas le prendre. Puis, en disant « Matsa Zo », on prendra la Matsa du milieu (celle qui est cassée). Puis, en disant «Maror Zé», on prendra les herbes amères dans la main. Ensuite, quand on arrive à « Léfi’ha’h », on recouvrera les Matsot et prendra la 2ème coupe de vin. Arrivé à « Barou’h… Guaal Israël » on boira le 2ème verre accoudé. 6ème ) Ro’htsa : On fait les ablutions des mains en récitant la bénédiction. 7ème ) Motsi : Ensuite, on fera la bénédiction de « Hamotsi » sur les 3 Matsot 8ème) Matsa : Puis, on lâchera la Matsa du bas et on récitera la bénédiction « Baroukh Ata… Al Hakhilat Matsa » sur les 2 autres (une entière et une moitié) en pensant à acquitter l’Afikoman. Puis, on coupera un bout de la Matsa du haut et un bout de la Matsa du milieu et on mangera ces deux morceaux ensembles. Puis, le chef de famille distribuera un bout de chaque Matsa à chacun. Puis, chacun complètera avec des Matsot des paquets, car il faut manger deux fois trente grammes soit 60 g de Matsa en étant accoudé et pendant une durée de 4 min., ou tout au plus, de 7 minutes. Si c’est trop, on pourra s’appuyer sur ceux qui disent que le Kazaït de Matsa vaut environ 20 gramme. De fait, on devra au moins consommer 40 grammes. Cependant, si on n’a mangé que 30 g de Matsa (ou au pire 20 grammes), on sera quitte de la Mitsva. La bénédiction du Motsi marche aussi pour le Koré’h. 9ème ) Maror : Après avoir fini la mesure de Matsa, on prendra des herbes amères (généralement : romaine pour les Sefarades et raiforts pour les Achkenazes) que l’on trempera dans le ‘Harosset et dira la bénédiction « Al Hakhilat Maror ». On mangera 30 g de Maror sans s’accouder. Il faut veiller à ne pas trop mettre de ‘Harosset pour que l’on puisse bien sentir le goût amer du Maror. Là aussi, le Maror doit bien être vérifié avant. 10ème) Koré’h : Puis, on distribuera un bout de la Matsa du bas restante sur le plateau (qui est encore entière) à chacun, que l’on mélangera avec du Maror trempé dans le ‘Harosset. On fera donc un sandwich avec du Maror. Ce sandwich doit être pris en étant accoudé. Là aussi, il faudra compléter pour consommer en tout 30 g (ou au pire 20 g) de Matsa avec 30 g de Maror. 11ème ) Choul’han Oré’h : Après cela, on consommera le repas de la fête. Il faudra penser à ne pas trop manger pour laisser de la place pour l’Afikomane et pour les 2 derniers verres de vin. 12ème ) Tsafoune : A la fin du repas, on prendra la Matsa que l’on avait mis sous la nappe et on en distribue à chacun. Là encore, on en mangera en tout 30 g (ou 20 g) et au mieux 60 g (ou 40 g). Il faudra la manger en étant accoudé et avec un minimum d’appétit. La consommation de cette Matsa doit se faire avant 01 h 50. De plus, on ne pourra plus rien manger après l’Afikomane, mais on pourra boire de l’eau. 13ème ) Barékh : Après Tsafoune, on se fait servir le 3ème verre. Puis, on dira le Birkat Hamazone et une fois qu’on l’a fini, on dira la bénédiction « Boré Péri Haguéfen » en pensant à acquitter le 4ème verre et on boira le 3ème verre, accoudé. Si on s’est trompé et qu’on a récité la bénédiction finale sur ce verre (« Al Haguefen »), on devra refaire la bénédiction de « Boré Peri Haguefen » sur le 4ème verre, comme les Achkénazes. 14ème ) Hallel : Avant de dire le Hallel, on se fera remplir le 4ème verre de vin et on préparera un 5ème verre pour Elyahou Hanavi. Ensuite, on ouvrira la porte de l’entrée pour accueillir le prophète Elie et on dira le passage « Chéfo’h ‘Hamaté’ha Al Hagoym ». Puis, on dira le Hallel en prenant le 4ème verre dans la main (si cela est possible). L’idéal est de dire le Hallel avant le milieu de la nuit (01h50). Après le Hallel, on dira la bénédiction « Barou’h… Mélé’h Méhoulal Batichba’hot » et on boira le 4ème verre accoudé. Puis on fera la bénédiction finale « Al Haguéfen… ». 15ème ) Nirtsa : C’est la dernière partie du Séder qui est composée de plusieurs chansons et qui se termine par « ‘Had Guadia ». Après cela, il est recommandé de dire les Chir Hachirim et d’étudier des commentaires sur la Haggada. Certains décisionnaires (qui expliquent le sens simple) disent que l’on doit réciter la lecture du Chéma avant de dormir mais d’autres considèrent que c’est inutile. Il convient de parler de la sortie d’Egypte jusqu’à ce que sommeil s’en suive. Le deuxième soir de Pessa’h, il ne faut pas oublier de compter le Omer. Les 15 étapes évoquées sont toutes fondamentales et il ne faut pas interrompre le Seder avant de les avoir toutes faites. Retour liste Haut de page |
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