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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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BAMIDBAR Sujet: Eloigne toi du mal et fais le bien La Paracha de Bamidbar est toujours lue la semaine qui précède Chavouot. Nos Sages l’expliquent ainsi. La semaine dernière on a lu la Paracha de Be’houkotay. Alors, 49 malédictions ont été lues pour ceux qui ne font pas les Mitsvot. De même à l’approche de Roch Hachana, on lie la Paracha de Ki Tavo. On y trouve 98 malédictions. Ainsi, cela vient exprimer l’idée que « l’année se termine avec ses malédictions ! » Mais, il n’est pas très bon de faire suivre immédiatement la fête après les malédictions. C’est pourquoi, on lie une Paracha intermédiaire, qui permet de couper entre les malédictions et la fête. C’est ainsi que pour Chavouot, on lie Bamidbar, pour couper avec les malédictions de Béhoukotay. De même, avant Roch Hachana, on lie Nitsavim, pour couper avec les malédictions de Ki tavo. Ainsi, la Paracha de Bamidbar vient pour apporter une certaine consolation et un certain arrêt après les malédictions, avant de fêter Chavouot. Mais , il faut comprendre en quoi le contenu de la Paracha de Bamidbar exprime cette idée de coupure avec les malédictions, et de préparation à Chavouot. Intéressons-nous un peu au contenu de Bamidbar. Dans cette Paracha, il est dit : « D. parla à Moché, dans le désert de Sinaï dans la tente d’assignation… ». Alors, D. demanda à Moché de recenser tout le peuple Juif, par tribu. Dans la Thora, il est répété à maintes reprises que D. parla à Moché. Seulement, il n’est jamais indiqué le lieu. Seul ici le lieu est précisé : « dans le désert de Sinaï, dans la tente d’assignation » . Pourquoi donc avoir ici précisé le lieu ? On le connaît bien puisqu’à chaque fois que D. a parlé à Moché, c’était au même endroit. D’autre part, Aharon s’est aussi associé à Moché pour réaliser le recensement. Pourquoi cela ? On ne peut pas dire que c’était pour l’aider puisque de toute façon, ce recensement était miraculeux. Compter 600.000 Juifs n’est pas une chose aisée. Ce n’est donc pas en associant une seule personne, Aharon, que la tâche va être beaucoup plus facilitée ! Surtout que D. n’a ordonné qu’à Moché de compter. De plus, pourquoi avoir réalisé ce compte ? Quel est l’objectif de ce recensement ? Enfin, en lisant le texte, on s’apercevra que le recensement a été répétée à douze reprises. Par douze fois, on trouve répété le verset : « Les descendants de la tribu de untel étant classés selon leur origine, leurs familles et leurs maisons paternelles, d’après le compte des noms de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes à sortir en guerre. Les recensés dans la tribu de untel s’élevèrent à… ». Ainsi, la Thora s’étend longuement au lieu de dire directement le nombre de personnes par tribu. Pourquoi cela ? En fait, voici l’explication de tout cela. La Thora veut insister sur la valeur de l’individu. Chacun est différent et de fait, a une mission qui lui est particulière. La Guemara affirme que : « De même que leurs visages sont différents, ainsi leurs idées sont différentes ». De même, chaque personne a un but qui lui est propre et qui ne se retrouve pas chez les autres. C’est pourquoi, pour chaque tribu, la Thora répète le processus du compte. Cela, pour insister sur le fait qu’il ne faut pas généraliser. Chacun est différent et donc ce qui est dit pour l’un n’est pas valable pour l’autre. Il faut donc répéter pour chacun, car en réalité ce n’est pas une répétition, puisque chacun a un contenu différent. C’est pourquoi, la Thora ne généralise pas, mais répète pour chaque tribu le contenu du compte, qui pour chacun a un sens différent. Le Zohar dit qu’il existe un aspect lié à la Thora et un aspect lié au service de D.. Le peuple Juif n’est complet que s’il dispose les deux. Ainsi, la base sont la Thora et le service. Ce sont les armes du peuple Juif. C’est donc seulement après avoir établi la base que l’on peut alors compter les soldats. C’est pourquoi, c’est après le don de la Thora et la fabrication du Michkan ainsi que des recommandations concernant le service dans le Michkan (dans le livre de Vaykra), que l’on peut alors compter les Juifs. C’est pourquoi, ce compte a lieu dans cette Paracha, après avoir mis la base. Chaque Juif doit se retrouver dans ces deux niveaux. Chacun doit travailler au niveau de son étude de la Thora, et au niveau du Service de D.. Mais en réalité, l’exploitation que fera chacun dans ces deux domaines lui sera tout spécifique. Ainsi qu’on l’a expliqué, chacun a un travail particulier. Chaque Juifs doit œuvrer dans ces deux domaines, en fonction de ses propres aptitudes. Compter les Juifs signifie valider et donner la force pour que chacun, à son niveau, mène à bien sa mission. C’est pourquoi ce compte a lieu après le don de la Thora et l’élaboration du Michkan, c’est à dire, après que la mission générale ait été définie. A présent, chacun doit exploiter ses facultés en fonction de ces deux domaines. C’est pourquoi, la Thora introduit ce compte par la mention explicite du lieu : « dans le désert de Sinaï, dans la tente d’assignation ». Ce désert fait référence à la Thora qui fut donné dans ce désert de Sinaï. La tente d’assignation, quant à elle, c’est le Michkan. En précisant ces deux lieux, la Thora veut montrer que ce compte découle justement de ces deux aspects auxquels correspondent ces deux lieux. Mais cela n’est pas encore suffisant. Ces deux aspects doivent aussi se retrouver chez ceux qui établissent le compte. C’est pourquoi, ce furent Moché et Aharon qui devaient s’en occuper. Moché représente la Thora. C’est lui qui a fait descendre la Thora et qui est chargé de l’enseigner. Et Aharon c’est le représentant du Michkan, c’est celui qui est chargé d’y exécuter le service, puisqu’il est le grand prêtre. Moché ne pouvait pas être le seul à recenser. Il aurait alors manqué une grande partie, celui du Service. Aharon était donc obliger de l’accompagner, pour compléter l’intention de ce compte. C’est seulement lorsque les deux étaient réunis, qu’il purent compter et ainsi, révéler à chaque recensé sa mission particulière dans les deux grands domaines : la Thora et le Service. Ainsi, l’aspect dominant dans la Paracha de Bamidbar c’est l’idée de faire le bien. Il s’agit d’exploiter ses potentialités pour se renforces dans les deux grands domaines de la religion, dans sa base même. Le but recherché est donc de s’élever dans la sainteté, de faire le bien en se renforçant dans les deux domaines. C’est en cela que la Paracha de Bamidbar doit suivre Be’houkotay et ses malédictions. En effet, les malédictions assistent tout particulièrement sur l’idée de s’écarter du mal, sur une approche négative, sur la punition. Mais, cela n’est pas suffisant, après s’être écarté du mal, grâce au malédiction, il faut alors se rapprocher du bien. Or, tel est l’idée de Bamidbar. C’est pourquoi, avant Chavouot, il faut lire la Paracha de Bamidbar. Car, ce n’est pas bon de fêter Chavouot immédiatement après la lecture des malédictions, après l’idée de s’écarter du mal. Il faut, en plus, pour arriver à un travail complet, se rapprocher du bien. Mais, ce travail doit passer par l’éloignement du mal. En effet, une personne emplie de vices et de défauts, ne pourra pas s’élever dans le bien. Il faut tout d’abord éradiquer le mal (Bé’houkotay) pour ensuite s’élever et faire le bien (Bamidbar). Une fois ce travail fait, on peut accueillir la fête de Chavouot que l’on pourra célébrer dans les meilleurs conditions. La Parasha du Shabbat qui précède le don de la Torah est « Bamidbar » (Dans le Desert). - Qu’apprenons nous du fait que la Torah a été donnée dans le désert ? (D’après la Si’ha 1 de la Parasha Bamidbar du Rabbi de Loubavitch (extrait du Mayen ‘Haï)) 1) Le désert est un endroit abandonné, qui n’appartient à personne. Personne ne s’approprie un désert comme un jardin où une vraie propriété… C’est une terre qui appartient à tout le monde dans la même mesure. ð Il en est de même pour la Torah qui n’est pas liée à un homme en particulier mais à tout le monde et dans la même mesure… La Torah est un héritage pour tous les juifs quelque soit son niveau. Donc chaque juif se doit et peut s’investir dans Torah et Mitsvot. 2) Le désert est en général dépourvu de végétaux, il n’y a rien mise à part de la poussière, de la terre et du sable … ð Il en est de même pour quelqu’un qui veut être « Mequabel Ete HaTorah » (acquérir l’enseignement de la Torah)… Pour avoir ce mérite, il faut être humble et se considérer bas tel la poussière de la terre, le sable... et ne pas être hautain ou orgueilleux ! 3) Dans un désert, il manque les nécessités indispensables à la survie de l’individu comme l’eau, la nourriture ou les vêtements... ð Durant les 40 années passées dans le désert, les Bné Israël s’appuyaient sur les mérites des Tsadikim pour qu’Hachem leur assure tout cela : « Myriam Hanévia » pour l’eau, « Moché Rabénou » pour le manger, « Aharone Hacohen » pour les « Anané Kavod » (nuées) qui s’occupaient de soigner le linge et le faisaient même grandir selon la taille du Ben Israël. Aujourd’hui, il en est de même pour nous aussi qui devons en priorité étudier et pratiquer la Torah et les Mitsvot, bien qu’il existe des nécessités de la vie… Et en procédant ainsi, c’est Hachem qui nous assurera toutes les nécessités matérielles de la vie… 4) Le désert est un endroit de danger avec tous les animaux qu’on y trouve, comme le scorpion, le serpent… ð Et la Torah a spécialement été donnée la bas pour nous enseigner qu’un juif qui se trouve en « Galout » (Exil) est en situation de danger spirituel... En effet, le serpent rappelle la faute d’Adam et Eve… c'est-à-dire, le « Yetser Hara’ » (le mauvais penchant) qui désire faire trébucher les Bné Israël dans des fautes. Ceci pour nous apprendre que le juif se trouvant dans une telle situation doit spécialement s’attacher à la Torah et les Mitsvot, car ceci constituera sa seule vraie protection jusqu’à la grande « Gueoula » (délivrance) du peuple juif tout entier avec l’arrivée de Machia’h... Amen ! Retour liste Haut de page |
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