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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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NASSO Pourquoi voit-on ce que l'on voit Parmi les nombreux sujets évoqués dans cette Paracha, on peut en relever deux qui sont juxtaposés : La Sotta et le Nazir. Expliquons chacun de ces deux sujets. La Sotta est une femme suspectée d’adultère par son mari, que des témoins affirment avoir vu s’isoler avec l’homme que son mari suspectait. Cette femme était amenée au temple de Jérusalem. Si elle maintenait son innocence, alors on écrivait le Nom de D. sur de la terre qu’on effaçait ensuite et qu’on mélangeait avec de l’eau. On lui faisait boire le tout. Si elle avait fauté, alors elle explosait. Sinon, elle survivait. Le Nazir est un homme qui a fait vœu de se consacrer à D.. Pendant une période minimale de trente jours, il lui était interdit de boire du vin et de se couper les cheveux. Il ne pouvait pas non plus se rendre impur pour un mort. Les Sages, expliquant la juxtaposition de ces deux sujets, suggèrent que « celui qui voit la femme Sotta dans sa dégradation devra devenir Nazir et se priver de boire du vin ». Il faut essayer de comprendre le lien entre ces deux choses. A première abord, on peut expliquer que le vin peut avoir pour effet la perte de contrôle de soi. L’abus de vin peut donc amener à la débauche. Celui qui voit une femme suspectée d’adultère doit prendre conscience des effets négatifs du vin, qui ont pu amener cette femme à cette situation. Seulement, cette explication n’est pas suffisante. En effet, pourquoi est-ce que celui qui voit cette femme en train de ce dégrader doit se priver du vin ? En quoi est-il fautif ? Ce n’est pas de sa faute si cette femme est suspectée d’adultère ? En fait, pour comprendre cela, introduisons un principe qui a son importance. On peut analyser de deux façons différentes le fait qu’un homme regarde quelque chose. On peut dire que l’objet qu’il regarde n’a rien à voir avec lui. L’objet est totalement indépendant de celui qui regarde. Mais on peut aussi dire que l’objet regardé est intimement lié avec celui qui le regarde. C’est cette deuxième interprétation qu’il faut retenir. Ce qu’un homme voit n’est pas par hasard. Le monde est régi par la providence divine. Ce qu’un homme voit a pour but de l’éveiller et de lui faire prendre conscience d’une réalité. En effet, c’est D. qui place les objets devant ceux qui doivent les regarder. Si un homme voit quelque chose de négatif, c’est pour lui faire prendre conscience qu’au fond de lui, il y a un point négatif du même ordre de ce qu’il voit, qu’il doit réparer et corriger. Une personne qui n’aurait aucun défaut, ne sera jamais exposé à un mauvais spectacle. Ainsi, ce que l’on voit ou entend est particulièrement lié à son propre niveau spirituel. Les objets servent à éveiller l’homme à prendre conscience de ses défauts pour pouvoir les corriger. Ce ne sont que des signales. Rien de plus. C’est pourquoi, celui qui voit la femme Sotta en pleine dégradation doit prendre conscience qu’au fond de lui, il y a un point négatif. C’est pour lui faire prendre conscience de cela que le Ciel lui a présenté cette scène à ses yeux. De fait, il se doit de corriger ce défaut. C’est pour se faire qu’on lui dit de se séparer du vin. Mais ce qui est valable au niveau des spectacles visuels, l’est aussi concernant ce que l’on entend. Rien n’est entendu par hasard. Il faut tirer une leçon de chaque chose, car D. nous fait aussi entendre ce que l’on a besoin. C’est ainsi que l’on peut comprendre avec plus de profondeur, l’enseignement : « Juge tout homme du côté méritant ». En effet, si l’on voit une personne mal agir, ou une scene négative, il faut se dire que peut-être que D. nous la montre par rapport à nous, car nous aussi avons un quelconque rapport avec cette faute. De fait, si on se précipite et que l’on condamne la personne que l’on voit, il faut savoir que par là, on est aussi en train de se condamner soi même. C’est pourquoi, il faut toujours juger les autres positivement. De la sorte, on sera soi-même juger favorablement au Ciel. Car tout ce que l’on voit n’est pas fortuit. C’est pour en tirer des enseignement. D’après cela, on peut comprendre pourquoi nos Sages disent qu ‘une personne qui se met en colère, c’est comme s’il faisait de l’idolâtrie. En effet, une personne qui s’irrite en voyant ou en en entendant quelque chose qui le déplaît, par là il montre qu’il ne croit pas que c’est D. qui lui présente ce spectacle pour une raison justifiée et pour qu’il en tire une morale. De fait, sa foi en D. est défectueuse. C’est pourquoi, on le compare à un idolâtre. Car en réalité, tout ce qui arrive est voulu par D.. Le monde est rempli d’enseignements qu’il nous incombe de percer. Pour illustrer cette idée, nous pouvons rapporter deux anecdotes. On raconte que le Baal Chem Tov fut confronté au spectacle d’un Juif qui transgressait Chabbath. Il en fut particulièrement contrarié. En effet, il en déduit qu’au fond de lui, il y a une certaine transgression de Chabbath. Après s’être introspecté, il se rappela que la veille, il vit un érudit en Torah se faire insulté et il n’avait pas réagi. Or, le Zohar affirment que les Sages sont appelés Chabbath. Ainsi, il avait assisté à une certaine profanation de « Chabbath ». Comme il n’avait pas réagi, il fut donc affecté de cette faute. C’est pourquoi, le Ciel lui montrait maintenant un Juif transgressant Chabbath. Autre anecdote : Un Chabbath, le Rav ‘Hejkin se fit traiter de sale Juif, pour la première fois. Alors, sa réaction fit de mettre la main dans sa poche. Il y trouva un mouchoir. Rappelons que Chabbath il est interdit de transporter un objet. Il comprit alors que c’est à cause de ce mouchoir qu’il venait de transporter qu’il se fit traiter de sale Juif. La morale de ces histoires est que ce qui nous entoure, ce que l’on voit, ce que l’on entend… est plein d’enseignements pour sa progression spirituelle. Il nous reste à les décoder. Dans cette perspective, il n’y a pas lieu de s’irriter ou de mal réagir. En effet, tout vient de D.. De fait, tout est pour le bien. Nous pouvons rajouter que cette idée, nous l’apprenons justement de la femme Sotta, suspectée d’adultère, comme nous l’avons montré. Cela, peut-être parce que c’est la femme qui joue le mieux ce « miroir ». En effet, l’homme doit apprendre de sa femme et les réactions ainsi que les comportements de sa femme doit lui faire comprendre où il en est spirituellement. De fait, la femme est le principal moteur dans l’enrichissement spirituel de l’homme. Elle lui permet de s’élever. C’est cela le sens de l’enseignement : « Du Ciel on donne une femme à une personne en fonction de ses mérites ». Car, la femme est le reflet du comportement de son mari. C’est pourquoi, elle peut lui permettre de s’élever. Que D. nous aide à décoder tous les messages qui nous entourent et surtout les messages qui viennent du couple. Ceci nous permettra de s’élever plutôt que de s’énerver. Retour liste Haut de page |
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