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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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CHOFTIM La Paracha de Choftim tombe toujours avec le mois d'Elloul. On peut en conclure qu'un rapport peut être établi entre ce mois et le contenu de cette Paracha. Deux sujets importants y sont évoqués : la mise en place de juges et de policiers, et les villes de refuge. Le Sifri explique que les juges et les magistrats étaient en fonction dans tous les endroits où des juifs résidaient, y compris à l'extérieur d'Israël. En revanche, les villes de refuge se trouvaient uniquement en Israël (et au delà du Jourdain). Ainsi, celui qui a commis un crime en dehors de la Terre Sainte pouvait se mettre à l'abri dans une ville de refuge se trouvant en Israël. Cette comparaison faite par le Sifri entre les juges et les policiers, d'une part, et les villes de refuge d'autre part, fait bien la preuve qu'une relation existe entre eux. En effet, les juges et même les policiers, qui appliquaient la sentence, n'avaient pas pour mission de punir, mais, bien au contraire, de purifier. Leur mission était de permettre aux juifs de vivre dans la sainteté, en suivant les règles de la Torah. Il en est de même pour les villes de refuge car, comme l'affirment nos Sages, "l'exil apporte l'expiation". En s'exilant dans les villes de refuge, le coupable peut se voir en partie purifié. De la sorte, la fonction des villes de refuge est de permettre à l'homme d'être agréé de D. comme il l'était avant de commettre la faute. Ainsi, on pourra en conclure que l'équivalent aurait dû exister également en dehors d'Israël. En effet, remarquent nos Sages, "pourquoi fut-elle appelée Erets ? C'est parce qu'elle voulut faire la Volonté (Ratson) de son Créateur". Ainsi, la Terre d'Israël représente ce qui se rapporte à la Volonté de D. De fait, ce qui est extérieur à Erets Israël est également étranger à cette Volonté. De plus grandes précautions auraient donc dû être mises en cet endroit. Il aurait donc dû y avoir des villes de refuge également en dehors d'Israël ! En fait, la Techouva a deux aspects. Il est un regret du passé et une ferme résolution pour l'avenir. En effet, le regret ne peut être sincère que lorsque celui qui l'éprouve s'engage à modifier son comportement, à l'avenir. Si ce n'est pas le cas, à quoi bon regretter ce qu'on a fait ? C'est pourquoi, les villes de refuge se trouvaient uniquement en Erets Israël. En effet, ces villes apportent à l'homme l'expiation. Pour cela, une résolution pour l'avenir devait être prise. Le regret éprouvé par celui qui reste à l'extérieur du pays qui "voulut faire la Volonté de son Créateur" est sans valeur. Un regret sans volonté pour le futur reste totalement insuffisant. C’est pour cela que celui qui avait commis un crime à l'étranger devait se rendre dans une ville de refuge, en Israël. En effet, l'exil ne peut être salutaire qu'à la condition qu'il se déroule en Israël. L'expiation ne peut-être accordée qu'à celui qui prend la résolution de "vouloir faire la Volonté de son Créateur". Mais alors, pourquoi devait-il y avoir des juges et des policiers, dont la fonction est aussi expiatoire, en dehors d’Israël ? En fait, nos Sages disent que "tu ne jugeras pas ton prochain avant de te trouver à sa place". Or, les juges qui se trouvent en Israël ne peuvent pas avoir connaissance des difficultés et des voiles que l'on doit affronter dans les autres pays, des efforts que l'on doit fournir et des épreuves que l'on subit pour chaque action. Il est précisé qu'Erets Israël est "le pays vers lequel sont toujours tournés les Yeux de D. du début de l'année à la fin de l'année". Celui qui y réside est donc incapable de comprendre la situation des autres pays. C'est pour cela qu'il y avait des juges et des policiers partout, afin de juger également ceux qui se trouvent à l'étranger. Ceci peut être rapproché de la Parole divine adressée à Moché notre Maître, lors de la faute du veau d'or : "Va, descends, car ton peuple s'est corrompu". Moché se trouvait alors dans le degré le plus élevé, "il ne mangeait pas de pain et ne buvait pas d'eau". Les enfants d'Israël, à l'opposé, se trouvaient dans la situation la plus basse : ils venaient de concevoir une idole. Ainsi, comment Moché pouvait-il plaider leur cause ? Son niveau était vraiment très éloigné du leur ! C'est pour cela que D. les appela "ton peuple". De la sorte, Il plaça Moché et les Juifs sur un même plan. Mais pour cela Moché devait "descendre" de niveau. C'est ainsi qu'il a pu juger les Juifs et plaider en leur faveur. Ainsi, seul celui qui se trouve dans la même situation qu'une autre personne ne peut la juger. La Michna affirme donc : « Ne juge pas ton prochain avant que tu sois à sa place ». De même, l'auteur du Bad Kodesh affirma qu'il ne souhaitait pas être jugé par des anges. Il demanda que "mon verdict soit prononcé devant Toi, que Tes yeux voient dans la droiture". En effet, les anges ne ressentent pas les voiles et les difficultés. Seul D. doit donc juger une âme qui se trouve dans un corps. C'est pour cette raison qu'il était nécessaire de placer des juges et des policiers même à l'extérieur d'Israël. Le mois d'Elloul regroupe également ces deux aspects. Il constitue une ville de refuge. En effet, tout celui qui a commis des fautes pendant tout le long de l'année, doit profiter de ce moment propice pour se "réfugier" dans le mois d'Elloul. Ce mois doit lui permettre de faire Techouva (repentir). Cette Techouva doit avoir, à l’image des villes de refuge, ces deux aspects : le regret du passé et la prise de résolution positive pour l'avenir. Chacun doit prendre la décision de se réfugier en "Erets Israël", c'est à dire de "vouloir accomplir la Volonté de son Créateur". C'est seulement de cette façon que le repentir pourra être agréé. Ceci est valable pour chacun selon son niveau, du plus humble au plus érudit. En effet, "il n'est pas un juste sur la terre qui n'a pas fauté". Cette faute, aussi fine qu'elle peut l'être, doit être réparée. Mais d'autre part, le mois d'Elloul annonce et prépare Roch Hachana, le jour du Jugement. Cela, à l’instar des juges et des policiers de notre Paracha. Pour s'y préparer, il est nécessaire que chacun s'efforce de juger son prochain en essayant de se mettre dans sa situation. Ainsi, on ne pourra le juger qu'avec clémence. Il ne faut donc pas se précipiter avant de juger quelqu'un. Il est nécessaire tout d'abord de sortir d'"Erets Israël" et de juger chacun selon son niveau. Pour cela, il faut tout d'abord s'être jugé soi-même. C'est seulement après avoir pris conscience de nos imperfections et de nos défauts que ceux d'autrui n'apparaîtront plus aussi graves. Ainsi, nous pourrons mériter que D. nous juge également avec clémence et miséricorde. La Techouva du mois d'Elloul doit s'effectuer en suivant l'ordre des trois domaines du service de D. sur lequel le monde repose : "la Torah, le service (la prière), et la charité". Le nom de Elloul est, en effet, formé par les initiales des mots constituant le verset : "D. le fit survenir par sa main et je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier (?????????????????)". Ce verset décrit précisément les villes de refuge qui représentent la Torah qui, selon nos Sages, "permet de protéger l'homme des attaques du mauvais penchant". De même, on retrouve également Elloul dans le verset: "Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi (??????????????????)", qui correspond au service de D. par la prière, permettant l'attachement entre l'homme (moi) et D. (le Bien Aimé). Enfin, Elloul est aussi formé par les initiales du verset : "Des envois de mets chacun à son ami et des dons aux pauvres (?????????????????????????)". Ce verset fait, bien sûr, référence à la charité. Ainsi, chacun doit améliorer tous ces trois domaines. Mais pour cela, il faut nécessairement baser sa démarche et commencer par la Techouva, évoquée par le verset : "L'Eternel circoncira ton cœur et celui de ta descendance (???????????????)", dont les initiales forment également Elloul. C'est précisément l'effort de ce mois qui conduira vers la délivrance, à laquelle fait allusion le verset: "Un cantique pour D. et ils dirent : Je chanterai pour D. (?????????????????????)", dont les initiales forment encore le mot Elloul. Retour liste Haut de page |
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