|
CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
![]() |
||||||||||||||
|
|
KI TETSE La Paracha de Ki-Tetsé évoque une succession de lois traitants de divers domaines. Au début de la Paracha, la Torah énonce la règle concernant la femme qui aurait été prise en captivité lors d'une guerre et qui aurait plu à l'un des combattants. Ensuite la Torah enseigne la règle concernant le partage de l'héritage. En effet, si un homme possède deux femmes, une qu'il aime et une qu'il déteste, et que chacune des deux lui donnent un fils. Seulement, le premier-né appartient à la femme qu'il dédaigne. Au moment du partage de l'héritage, il ne pourra pas céder le droit d'ainesse au fils de la femme aimée au dépens du fils de la femme qu'il n'aime pas. C'est au fils premier-né, qui est celui de la femme dédaignée, qu'il donnera une part double, car c'est lui le premier-né. Après cela, la Torah prècise la règle concernant le fils rebelle. Nos Sages expliquent la juxtaposition entre ces trois sujets. Ils enseignent que celui qui épouse une femme captive finira par la haïr. De plus, il aura, avec elle, un fils rebelle. On peut ici s'interroger. Pourquoi un homme qui épouse une femme captive aura-t-il, avec elle, un fils rebelle ? Quel est la relation de cause à effet entre ces deux sujets ? En fait, l'éducation d'un enfant ne peut être florissante que lorsque l'on ne s'arrête pas sur l'apparence, mais plutôt sur l'aspect profond. En effet, l'essentielle n'est pas de savoir où l'enfant étudie, mais c'est surtout ce qu'il étudie qui doit importer. Les classes peuvent être belles et spacieuses, les enseignants peuvent être bien vêtus, à la marche élégante, mais si le contenu de l'enseignement est creux, qu'il est dépourvu de l'esprit de la Torah et du judaïsme, alors il est très peu probable qu'il en ressorte un enfant droit et digne de confiance. C'est plutôt un enfant rebelle qui aboutira d'un tel mode d'éducation. L'homme qui épouse une femme captive donnera naissance à un tel enfant. En effet, un tel homme n'a épousé une femme captive, que pour la beauté de son apparence, sans se préoccuper du contenu profond de cette femme, qui n'est en fait même pas juive. C'est donc seulement l'aspect extérieur, la beauté superficielle, qui intéresse cet homme. Il n'est donc pas étonnant que son fils soit un enfant rebelle, issu d'une éducation dont l'aspect extérieur prévaut la beauté profonde. Le passage qui précède celui du fils rebelle concerne le partage de l'héritage, à propos duquel le premier né est favorisé. Puisque ces deux sujets se suivent, il existe donc forcément un lien entre eux. C'est ce qu'il faut expliquer plus spécifiquement. En fait, la Torah explique que l'importance du premier né est due au fait qu'il est le premier de tous les enfants. Ainsi, de manière générale, tout ce qui est premier a une importance particulière (les prémices, le premier enfant d'un âne ou de tout autre animal…) De même, les premières années de la vie d'une personne renferment une grande importance par rapport au reste de la vie. Si l'on s'aperçoit qu'un enfant est corrompu dès les premiers mois de sa vie, après qu'il soit devenu responsable de ses actes, ceci constitue un signe absolu qu'il le restera tout au long de sa vie. Bien plus, il finira par transgresser des fautes sanctionnées de mort par le tribunal. C'est ainsi que nos Sages, justifiant pourquoi le fils rebelle doit être exécuté, expliquent : "Qu'il meurt innocent plutôt que coupable !" Il est possible de tirer un enseignement de cela. En effet, chacun doit faire attention à veiller que sa conduite soit particulièrement bonne et droite les premiers jours qui suivent sa Bar Mitsva, ainsi que les premiers jours de l'année (à partir de Roch Hachana), et même les premières heures de la journée. En effet, le commencement et le début ont une influence considérable sur le futur. La Torah explique ensuite que celui qui trouverait sur son passage un nid d'oiseaux, et que la mère serait posée sur les petits, doit renvoyer la mère, il pourra conserver les petits. La Torah assure à celui qui accomplirait cette Mitsva longévité et bonne vie. Cette prescription paraît étrange. Cependant, le Zohar explique qu'elle consiste à éveiller la miséricorde divine. Parallèlement, le Ramban révèle que cette Mitsva à le pouvoir d'enraciner dans nos cœurs le caractère de miséricorde pour toute créature. Ainsi, cette ordonnance se distingue particulièrement pour son apport de miséricorde. Il faut toutefois comprendre pourquoi cette Mitsva, qui paraît très simple, est récompensée par la longévité. En fait, nos Sages ont enseigné que "pour trois types de personnes, leur vie n'en est pas une : le miséricordieux, le coléreux, et celui qui est sensible". En effet, par définition, celui qui éprouve toujours de la pitié, s'attriste en permanence pour les malheurs d'autrui, surtout lorsqu'il ne sait pas quoi faire pour lui venir en aide. De fait, sa vie est remplie d'amertume et ses années se réduisent. C'est pourquoi, la Torah rassure celui qui a accompli la Mitsva de renvoyer la mère. En effet, bien qu'il ait été doté de compassion et de miséricorde, il ne doit pas s'inquiéter, puisque "D. te rendra heureux", c'est à dire qu'Il te donnera la possibilité d'apporter secoure à tous les malheureux et à tout celui qui aurait besoin d'aide. De fait, "ta vie s'allongera", et non le contraire. La Paracha de cette semaine se conclut par l'injonction de se souvenir de ce qu'a fait Amalek. "Il t'a refroidi dans le chemin". Amalek représente l'indifférence et la froideur. C'est celui que rien n'impressionne, ni l'ouverture de la mer rouge, ni les grands miracles que les Juifs bénéficièrent. Alors que tous les peuples tremblaient et étaient remplis d'effroi devant la grandeur de D., Qui venait de sortir les Juifs d'Egypte par l'opération de merveilles, Amalek apparaît et déclare alors la guerre au peuple d'Israël. Il vient alors semer le doute, "il a refroidi la baignoire". Chaque Juif a l'obligation de se souvenir de cela. Chacun doit effacer le souvenir de Amalek de soi-même. Il doit supprimer tous les doutes, toutes les philosophies mensongères qui voileraient l'existence de D.. Si l'on se demande : "Est-ce que D. est bien parmi nous ?" on peut alors être sûr d'une chose : "Amalek est bien parmi nous". Lorsqu'il s'agit d'accomplir la Torah et les Mitsvot, il faut le faire avec enthousiasme et chaleur. C'est ce que doit apprendre un enfant dès son plus jeune âge, c'est ce qu'il convient d'assimiler dès les premiers jours de l'année, dès les premières heures de la journée. De fait, nous pourrons sortir vainqueur de cette guerre, Amalek sera alors éliminé spirituellement. Nous pourrons ainsi recevoir la venue de notre Juste Machia'h, qui pourra alors se charger de l'éliminer même physiquement. Retour liste Haut de page |
||||||||||||||