Editorial
CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY
     9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin)
     

LE STEIPELER
LE STEIPELER


Rabbi Ya’akov Israël ;naquit le 9 Tamouz 5659 (1899) dans la ville de Horon-Steïpel en Russie, d’où son surnom : "le Steïpeler". Son père Rav ’Haïm Péretz Kanievsky qui était au nombre des ’Hassidim de Tchernobyl, mourut alors que son fils n’était âgé que de sept ans. La nourriture était rare dans la famille Kanievsky privée de son chef. Aussi, lorsque les élèves de la Yéchiva de Novardok vinrent chercher de nouveaux élèves pour leur institution, sa mère envoya-t-elle Rabbi Ya’akov Israël avec eux : "Prenez-le avec vous pour étudier à la Yéchiva, là-bas, il aura en plus de quoi manger à sa faim ..." Il célébra seul à la Yéchiva sa Bar-Mitzva, y reçut une paire de Téfilines, fit un bref discours et retourna à ses études. A l’âge de 18 ans, il se vit confier la direction de la Yéchiva de Rogatchov. Mais la révolution bolchévique battait son plein et Rabbi Ya’akov Israël fut recruté de force dans l’Armée Rouge. Il fit une fois une brève allusion à cet épisode de sa vie : refusant de travailler le Chabbat, il avait été contraint de passer entre une haie de soldats s’acharnant sur lui à coups de crosse. Jamais, confia-t-il, il n’oublierait la joie ressentie en l’honneur du Chabbat. Alors qu’il devait monter une garde de nuit en Sibérie, par un froid mortel, il s’abstint de porter la capote d’uniforme, de crainte qu’il y ait du "cha’atnez". Il parvint à terminer la nuit, grâce à la force d’une volonté extraordinaire qui l’a toujours caractérisé. Mais, de ce jour, ses oreilles mises à mal, commencèrent à perdre la faculté d’entendre. Il parvint à se faire réformer et tenta avec d’anciens camarades de maintenir des Yéchivot sous le nouveau régime communiste. Constatant l’échec et le danger d’une telle initiative, il décida alors de passer en Pologne pour étudier à la Yéchiva de Bialystok. Son dévouement dans l’étude de la Torah lui conférait une place déjà particulière : il s’était, au cours des années, imposé un rythme de vie impressionnant, étudiant de longues heures d’affilée puis dormant quelques heures pour un repos minimal. A croire les témoignages de ses camarades, son lit à la Yéchiva restait la plupart du temps inoccupé ... Il publia, en 1925, son premier livre "Chaaré Tévouna". Ce livre fit son chemin jusqu’au ’Hazon Ich à Vilna. Celui-ci ne connaissait pas l’auteur du livre mais la lecture de l’ouvrage lui suffit pour décider que c’était là, le mari idéal qu’il fallait pour sa soeur Myriam ... Le mariage fut effectivement célébré et Rabbi Ya’akov Israël commença à enseigner à la Yéchiva de Novardok à Pinsk. Un tournant décisif se produisit dans sa vie en 1934 : poussé par le ’Hazon Ich, il partit s’installer en Erets Israël, dans ce qui était alors la petite bourgade de Bné Brak. Il y dirigea tout d’abord la Yéchiva de Novardok et continua dans cette fonction après la mort du ’Hazon Ich, assumant la charge des cours magistraux. Cette charge officielle, pour importante qu’elle fût, était loin de rendre compte de la place occupée par le Steïpeler. Sa chambre ne désemplissait pas et s’y succédaient élèves de Yéchivot et directeurs d’institutions, tout comme des commerçants, artisans, médecins, industriels, mères de famille, ashkénazes comme séfarades, ... Tous recherchaient à la fois le père, le maître, le conseiller ou le Tsaddik. Il mourut en 1985 à Bné-Brak.

Retour liste



Haut de page