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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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Que représente la bima dans une synagogue ? La Guemara (Souka 51b) décrit la grande synagogue d’Alexandrie, au centre de laquelle était installée une estrade de bois, la bima (également appelée almemar, ou téva dans la tradition sefarade). Le Tour (Ora‘h ‘hayyim 150) explique que cette estrade était placée au centre afin que chacun puisse entendre le ‘hazan. Rambam (Hilkhoth Tefila 11, 3) est du même avis et explique que la bima doit être placée au milieu afin que les fidèles puissent mieux entendre la prière collective. Cependant, rabbi Yossef Karo (Késsef Michné, ibid.) considère que, de nos jours où les synagogues sont de petite taille, il n’est pas nécessaire que la bima soit placée en leur milieu, et son opinion est suivie par un grand nombre de communautés séfarades. Le Rema, en revanche, déclare que la bima doit être au centre de la synagogue (Ora‘h ‘hayyim 150, 5). Le ‘Hatham sofèr (Responsa, Ora‘h ‘hayyim, ch. 26) explique que la bima est à comparer à l’autel sur lequel on offrait jadis de l’encens et qui était situé au centre du Temple. Aujourd’hui nous récitons nos prières sur la bima, et nous défilons autour d’elle à Soukoth. Aussi devons-nous la placer au centre, et il est interdit de changer son emplacement. Le ‘Aroukh ha-choul‘han (Ora‘h ‘hayyim 150, 9) tient pour un grave péché de changer les coutumes d’antan, car cela reviendrait à faire injure aux Maîtres qui les ont instituées. Le ‘Hafets ‘hayyim (ibid., Biour halakha) estime que tout changement d’emplacement de la bima constitue une imitation des cultes non-juifs qui placent leurs autels en position surélevée et en avant de leurs lieux de prières, et il leur applique le verset : « Israël a oublié Celui qui l’a fait, et il a construit des temples… » (Osée 8, 14). Il existe un usage, en vigueur dans beaucoup de synagogues, consistant pour le ‘hazan à se placer sur la bima, non seulement pour la lecture de la Tora, ce pourquoi elle a été instituée à l’origine, mais aussi pour marquer que certaines parties de la prière ne font pas partie de leur ordre normal. C’est le cas, par exemple, pour la kabbalath Chabbath. Le problème de la bima a constitué pendant longtemps une cause de frictions aiguës entre les Juifs de stricte observance et les Juifs réformés. En 1810, une communauté réformée a construit une synagogue dans laquelle la bima se trouvait près de l’arche. Les rabbins de l’époque ont violemment réagi contre cette initiative, et ils ont interdit à leurs fidèles de fréquenter de tels lieux de culte. On notera cependant que de nombreuses synagogues, et notamment parmi les plus prestigieuses, ont été construites en France au cours du dix-neuvième siècle sans que leurs bâtisseurs les aient dotées d’une bima. Il convient toutefois de souligner que les traditions séfarades sont beaucoup moins rigoureuses dans ce domaine que celles des achkenazes. Peut-être est-ce dû au fait qu’elles se sont moins affrontées aux religions chrétiennes, dont beaucoup de lieux de culte sont construits avec des « autels » surélevés, contre l’imitation desquels se sont vigoureusement élevés les rabbins. Pareille architecture n’existe pas dans les mosquées. Retour liste Haut de page |
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