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CENTRE COMMUNAUTAIRE ISRAELITE DU VAL DE MONTMORENCY 9 rue de Pontoise 95160 Montmorency - tél: 01 34 12 92 46 (dimanche matin) |
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PIN’HAS 5769 Ce chabbat est le premier des “trois semaines” dites “ben hamétsarim” c'est-à-dire “entre les limites”, entre le 17 Tamouz (où nous commémorons cinq malheurs survenus en ce jour : Moché cassa les premières Tables,le sacrifice quotidien fut interrompu, les murailles de Jérusalem tombèrent, une idole fut installée dans le Temple et la Torah fut brûlée ) et le jour du 9 Ab (date anniversaire du retour tragique des explorateurs envoyés par Moché Rabbénou et de la destruction des deux Temples). Ce sont des limites temporelles qui viennent nous rappeler que le deuil reste encadré. Mais cela signifie aussi que durant cette période, nous sommes soumis à certaines restrictions qui nous empêchent de vivre “librement”, comme bon nous semble. La Halakha (code de la vie juive) nous impose une certaine réserve dans le mode de vie : alimentation, réjouissances, loisirs, activités commerciales ; on doit aussi éviter toute activité à risque. Durant ces trois semaines, nous commémorons et revivons les moments terribles de la destruction du Temple, du saccage de Jérusalem, de la désertification de la terre d’Israël et de l’exil. Mais la douleur a une fin : ces trois semaines sont immédiatement suivies d’une journée festive : le 15 Ab et par sept semaines de consolation. En effet si les trois premières sont consacrées au rappel de la désolation et de la destruction, cette journée du 15Ab, a pour thème le mariage, symbole de la construction, de la continuité et de l’espoir. De plus, à ces trois semaines vont s’opposer les trois premières du mois de Nissan qui s’inscrivent sous le signe de la Guéoula (la délivrance). Nos sages ont remarqué que Pessah, le 17 Tamouz et le 9 Ab tombent le même jour de la semaine, nous rappelant ainsi que tous les événements sont dirigés par une même main bienfaitrice. Dans les Parachiot actuelles, les Bné Israël apprécieront différemment Erets Israël. Ainsi les explorateurs la méprisèrent entraînant leur mort et celle de toute la génération sortie d’Egypte. Dans la prochaine Paracha nous verrons les tribus de Réouven et de Gad préférer s’installer à l’extérieur d’Erets Israël. Dans la Paracha de cette semaine, au contraire, nous apprécierons l’amour pour Erets Israël manifesté par les filles de Tsélof’had qui sauront argumenter pour y obtenir une part. D. les agréera. A ce propos on notera la méthode fort surprenante selon laquelle la terre fut partagée. Notre Maître Rachi nous précise, que ce ne sont pas les vivants qui héritent des morts mais les morts qui héritèrent des vivants ! Ainsi donne t’il comme exemple ces deux frères qui sortirent d’Egypte ; un eut un enfant et l’autre en eut neuf. Les deux frères moururent dans le désert mais leurs dix enfants rentreront en Israël. Ces dix enfants méritent donc dix parts. Ils ne les recevront pas directement ! Ces dix parts vont être attribuées à leur grand-père esclave en Egypte qui mourut là-bas. Du grand-père elles passent en héritage aux deux pères qui recevront chacun cinq parts. Les cousins quant à eux recevront, pour le fils unique cinq parts, et pour les autres, chacun qu’une demie part ! Ça paraît certes bizarre et injuste ; mais D... voulut faire comprendre aux Bné Israël qui vont s’approprier la terre avec tous les avantages ô combien spirituels qui lui sont associés, que s’ils sont là,ce n’est pas par leur mérite personnel mais par celui du grand père qui a tant souffert en Egypte et par celui des parents qui,bien que punis dans le désert, se sont investis pour faire de leurs enfants un peuple digne de rentrer en Israël et d’y accomplir la mission qui leur a été confiée. Soyons conscients de cette leçon et demeurons fidèles aux chemins tracés par les Anciens. CHABBAT CHALOM Le Rabbin Daniel YELLOZ Retour liste Haut de page |
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